Susan Cain
28,445,563 views • 19:04

Quand j'avais neuf ans je suis allée en colonie de vacances pour la première fois. Et ma mère a mis plein de livres dans ma valise, ce qui me semblait parfaitement naturel. Parce que dans ma famille, la lecture était la première activité de groupe. Et cela peut vous sembler antisocial mais pour nous c'était une façon différente d'être sociable. Vous avez la chaleur animale de votre famille assise tout à côté de vous, mais vous êtes aussi libre d'aller rôder sur la terre d'aventures à l'intérieur de votre propre esprit. Et j'avais l'idée que cette colonie allait être comme ça, mais en mieux. (Rires) Je m'imaginais dix jeunes filles assises dans une cabane et lisant dans leurs chemises de nuit assorties.

(Rires)

La colonie, ça ressemblait plus à une beuverie sans alcool. Et le tout premier jour notre monitrice nous a rassemblées et elle nous a appris un cri de ralliement que nous allions faire tous les jours pendant le reste de l'été pour nous inculquer l'esprit de colonie de vacances. Et ça faisait comme ça : "C-H-A-H-U-E, c'est comme ça qu'on épelle chahuE Chahue, chahue, faisons du chahue" Oui. Donc, je ne comprenais pas le moins du monde pourquoi nous étions censés faire autant de chahut, ni pourquoi nous devions épeler ce mot de façon incorrecte. (Rires) Mais j'ai récité un cri de ralliement. Je l'ai récité avec tout le monde. J'ai fait de mon mieux. Et j'ai attendu le moment où je pouvais me retirer et lire mes livres.

Mais la première fois que j'ai sorti mon livre de ma valise, la fille la plus cool est venue vers moi et elle m'a demandé : "Pourquoi es-tu si calme ?". Calme, bien sûr, était tout le contraire de C-H-A-H-U-E. Et puis la deuxième fois que j'ai essayé, la monitrice est venue vers moi avec un air inquiet et elle a répété le but de l'esprit de colonie et a dit que nous devrions toutes faire de gros efforts pour être sociables.

Et alors j'ai rangé mes livres, dans leur valise, et je les ai mis sous mon lit, et ils sont restés là pour le reste de l'été. Et je me sentais un peu coupable. J'avais un peu l'impression que les livres avaient besoin de moi, et qu'ils m'appelaient en criant et que je les abandonnais. Mais je les ai abandonnés et je n'ai pas rouvert cette valise jusqu'à mon retour à la maison avec ma famille à la fin de l'été.

Je vous raconte cette histoire à propos de colonie de vacances. J'aurais pu vous en raconter 50 autres identiques, toutes les fois que j'ai eu le message que d'une certaine manière mon style calme et introverti n'était pas nécessairement la bonne façon d'être, que je devrais essayer de passer pour quelqu'un de plus extraverti. Et j'ai toujours senti au fond de moi que ça n'allait pas et que les introvertis étaient assez excellents comme ils étaient. Mais pendant des années j'ai refusé cette intuition, et je suis devenue avocate à Wall Street, contre toute attente, plutôt que l'écrivain que j'avais toujours rêvé d'être, en partie parce que j'avais besoin de me prouver que je pouvais faire preuve d'audace et d'assurance aussi. Et j'allais toujours dans des bars bondés quand j'aurais vraiment préféré simplement un bon dîner entre amis. Et j'ai fait ces choix d'auto-négation tellement par réflexe, que je n'étais même pas consciente de les faire.

Or, c'est ce que beaucoup d'introvertis font, et c'est nous qui y perdons à coup sûr, mais c'est aussi une perte pour nos collègues et pour nos collectivités. Et au risque de paraître grandiloquente, c'est une perte pour le monde. Parce que quand il s'agit de créativité et de leadership, nous avons besoin que les introvertis fassent ce qu'ils font le mieux. Les introvertis représentent entre un tiers et la moitié de la population. C'est donc une personne sur deux ou sur trois parmi vos connaissances. Donc, même si vous-même êtes un extraverti, je parle de vos collègues de travail et de vos conjoints et vos enfants et de la personne assise à côté de vous en ce moment, tous victimes de ce préjugé qui est assez profond et réel dans notre société. Nous l'avons tous intériorisé dès le plus jeune âge sans même avoir une langue pour ce que nous faisons.

Maintenant, pour voir clairement le préjugé vous devez comprendre ce qu'est l'introversion. Ce n'est pas la même chose que la timidité. La timidité repose sur la peur du jugement social. L'introversion est plutôt comment vous réagissez à la stimulation, y compris la stimulation sociale. Donc, les extravertis veulent vraiment de grandes quantités de stimulation, tandis que les introvertis se sentent bien plus vivants et plus en phase et plus capable quand ils sont plus dans des environnements plus feutrés et plus calmes. Pas tout le temps, ces choses ne sont pas absolues, mais une grande partie du temps. Donc, la clé, pour maximiser nos talents est que nous nous mettions dans la zone de stimulation qui nous convient.

Mais maintenant, c'est là que le préjugé entre en jeu. Nos institutions les plus importantes, nos écoles et nos lieux de travail, sont conçus principalement pour les extravertis et pour les besoins qu'ont les extravertis de beaucoup de stimulation. Et nous avons aussi ce système de croyance en ce moment que j'appelle le nouveau travail de groupe, qui veut que toute la créativité et toute la productivité viennent d'un endroit très bizarrement grégaire.

Donc, imaginez la salle de classe typique de nos jours : quand j'allais à l'école, nous étions assis par rangée. Nous nous étions assis par rangée de pupitres comme celui-ci, et nous faisions le plus gros de notre travail de façon assez autonome. Mais aujourd'hui, la salle de classe typique a des grappes de bureaux, quatre ou cinq, six ou sept enfants tous face à face. Et les enfants travaillent sur des travaux de groupe innombrables. Même dans les matières comme les mathématiques et l'écriture créative, dont on pense qu'elles se fondent sur des vols en solo de pensée, les enfants sont désormais tenus d'agir en tant que membres du comité. Et pour les enfants qui préfèrent s'isoler ou tout simplement travailler seul, ces enfants sont souvent considérés comme des valeurs aberrantes ou, pire, comme des problèmes. Et la grande majorité des enseignants déclare croire que l'étudiant idéal est un extraverti par opposition à un introverti, même si les introvertis obtiennent en fait de meilleures notes et savent plus de choses, selon une étude. (Rires)

D'accord, c'est la même chose sur nos lieux de travail. La plupart d'entre nous travaillent en open space, sans murs, où nous sommes soumis au bruit constant et au regard de nos collègues. Et quand il s'agit de leadership, les introvertis sont régulièrement oubliés pour les postes de direction, même si les introvertis ont tendance à être très prudents, beaucoup moins susceptibles de prendre des risques démesurés, ce qui est une chose que nous pourrions tous souhaiter de nos jours. Et les recherches intéressantes d'Adam Grant à la Wharton School ont trouvé que les dirigeants introvertis apportent souvent de meilleurs résultats que les extravertis, parce que quand ils dirigent des employés proactifs, ils sont beaucoup plus susceptibles de les laisser suivre leurs idées, alors qu'un extraverti peut, bien involontairement, être si enthousiaste à propos de quelque chose qu'il met sa propre marque sur les choses, et les idées d'autres personnes pourraient ne pas aussi facilement faire surface alors.

En fait, certains de nos dirigeants qui ont changé l'histoire ont été des introvertis. Je vais vous donner quelques exemples. Eleanor Roosevelt, Rosa Parks, Gandhi, tous ces gens se sont décrits eux-mêmes comme étant calme et à la voix douce et même timide. Et ils se sont tous avancés sous le feu des projecteurs, même si tous les os de leurs corps leur disaient de ne pas y aller. Et cela s'avère avoir un pouvoir spécial qui lui est propre, parce que les gens pourraient penser que ces dirigeants étaient à la barre, non pas parce qu'ils aimaient diriger les autres et non pas par plaisir d'être regardé ; ils étaient là parce qu'ils n'avaient pas le choix, parce qu'ils ont été poussés à faire ce qu'ils croyaient être bien.

Je pense qu'à ce stade il est important que je dise qu'en fait j'adore les extravertis. Je me plais toujours à dire que certains de mes meilleurs amis sont extravertis, y compris mon mari bien-aimé. Et nous nous trouvons tous à différents points, bien sûr, du spectre introverti / extraverti. Même Carl Jung, le psychologue qui, le premier rendu ces termes populaires, a déclaré qu'un introverti pur ou ou un extraverti pur n'existent pas. Il a dit qu'un tel homme serait dans un asile d'aliénés, s'il existait. Et certaines personnes tombent en plein milieu du spectre introverti / extraverti, et nous appelons ces personnes des ambivertis. Et je pense souvent qu'ils ont le meilleur des mondes. Mais parmi nous, beaucoup se reconnaissent d'un type ou de l'autre.

Et j'entends par là que culturellement, il nous faut un meilleur équilibre. Nous avons besoin de plus de yin et de yang entre ces deux types. Ceci est particulièrement important quand il s'agit de créativité et de productivité, parce que quand les psychologues observent la vie des personnes les plus créatives, ce qu'ils trouvent ce sont des gens qui sont très bons pour échanger des idées et faire progresser les idées, mais qui ont aussi une touche sérieuse d'introversion en eux.

Et c'est parce que la solitude est souvent un ingrédient crucial de la créativité. Darwin, faisait de longues promenades seul dans les bois et déclinait avec insistance les invitations de dîner. Theodor Geisel, mieux connu sous le nom du Dr. Seuss, a rêvé plusieurs de ses créations étonnantes dans son bureau solitaire dans un clocher à l'arrière de sa maison à La Jolla, en Californie. Et il avait en fait peur de rencontrer les jeunes enfants qui lisaient ses livres de peur qu'ils s'attendent à ce qu'il ressemble à cette image de père Noël joyeux et qu'ils soient déçus par son personnage plus réservé. Steve Wozniak a inventé le premier ordinateur Apple assis seul dans son bureau ouvert chez Hewlett-Packard, où il travaillait à l'époque. Et il dit qu'il ne serait jamais devenu un tel expert en premier lieu s'il n'avait pas été trop introverti pour quitter la maison quand il a grandi.

Maintenant, bien sûr, cela ne signifie pas que nous devrions tous cesser de collaborer, et la preuve, est la célèbre association de Steve Wozniak avec Steve Jobs pour créer Apple Computer, mais ça ne signifie pas que la solitude importe et que pour certaines personnes ce soit l'air qu'ils respirent. Et en fait, nous avons connu pendant des siècles le pouvoir transcendant de la solitude. Ce n'est que récemment que nous avons commencé étrangement à l'oublier. Si vous regardez la plupart des grandes religions du monde, vous trouverez ceux qui menaient une quête : Moïse, Jésus, Bouddha, Mahomet... quête qu'ils poursuivent seuls seuls dans le désert où ils ont alors des épiphanies et des révélations profondes qu'ils ramènent ensuite au reste de la communauté. Donc pas de désert, pas de révélations.

Pourtant ce n'est pas une surprise si vous regardez les idées de la psychologie contemporaine. Il s'avère que nous ne pouvons même pas être dans un groupe de personnes sans instinctivement copier leurs opinions. Même en ce qui concerne des choses apparemment personnelles et viscérales comme qui vous attire, vous allez commencer à singer les croyances des gens autour de vous sans même vous rendre compte que c'est ce que vous faites.

Et on sait bien que les groupes suivent les opinions de la personne dominante la plus charismatique dans la salle, même si il y a une corrélation nulle entre être celui qui parle le mieux et celui qui a les meilleurs idées, je dis bien nulle. Alors ... (Rires) Vous pourriez suivre la personne avec les meilleures idées, ou pas. Et voulez-vous vraiment laisser ça au hasard ? C'est bien mieux que tout le monde s'isole, génère ses propres idées libéré des distorsions de la dynamique de groupe, puis se rassemble en équipe pour échanger dans un environnement bien géré et partir de là.

Maintenant, si tout cela est vrai, alors pourquoi faisons-nous tout autant de travers ? Pourquoi mettons-nous en place nos écoles et nos lieux de travail de cette façon ? Et pourquoi faisons-nous ces introvertis se sentir tellement coupable de vouloir tout simplement s'isoler de temps en temps? On trouve une réponse au plus profond de notre histoire culturelle. Les sociétés occidentales, et en particulier les Etats-Unis, ont toujours favorisé l'homme d'action par rapport à l'homme de contemplation et «l'homme» de contemplation. Mais dans les premiers jours de l'Amérique, nous avons vécu dans ce que les historiens appellent une culture de caractère, où nous accordions, à ce moment-là, une valeur aux gens pour leur vie intérieure et leur rectitude morale. Et si vous regardez les manuels d'aide de cette époque, ils avaient tous les titres du genre "Le caractère, ce qu'il y a de plus grandiose au monde." Et ils mettaient en vedette des modèles comme Abraham Lincoln qui était loué pour être modeste et sans prétention. Ralph Waldo Emerson l'appelait "Un homme qui n'offense pas par la supériorité."

Mais alors nous sommes arrivés au 20e siècle et nous sommes entrés dans une nouvelle culture que les historiens appellent la culture de la personnalité. Ce qui s'est passé est que nous avions évolué d'une économie agricole à un monde de la grande entreprise. Et alors soudain les gens se déplacent des petites villes vers les grandes. Et au lieu de travailler avec des gens qu'ils ont toujours connu, maintenant, ils sont obligés de se prouver dans une foule d'inconnus. Donc, c'est tout à fait compréhensible, des qualités telles que le magnétisme et le charisme paraissent soudain très importantes. Et bien sûr, les manuels d'aide changent pour répondre à ces nouveaux besoins et ils commencent à avoir des noms comme "Comment se faire des amis et influencer les gens." Et ils donnent comme modèles des vendeurs vraiment supers. Voilà donc le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. C'est notre héritage culturel.

Rien de tout cela ne signifie que les compétences sociales soient sans importance, et je n'appelle pas non plus du tout à l'abolition du travail d'équipe. Les mêmes religions qui envoient leurs sages sur les sommets solitaires des montagnes nous enseignent aussi l'amour et la confiance. Et les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui dans des domaines comme les sciences et en économie sont si vastes et si complexes que nous allons avoir besoin d'armées de gens qui se rassemblent pour les résoudre en y travaillant ensemble. Mais je dis que plus nous donnons de liberté aux introvertis d'être eux-mêmes, plus il est probable qu'ils apporteront leurs propres solutions uniques à ces problèmes.

Alors maintenant, je voudrais partager avec vous ce qui est dans ma valise aujourd'hui. Devinez quoi ... Des livres. J'ai une valise pleine de livres. Voici Margaret Atwood, "Oeil de Chat." Voici un roman de Milan Kundera. Et voici "Le Guide des Egarés" de Maïmonide. Mais ce ne sont pas exactement mes livres. J'ai apporté avec moi ces livres parce qu'ils ont été écrits par les auteurs préférés de mon grand-père.

Mon grand-père était rabbin et il était veuf et vivait seul dans un petit appartement à Brooklyn qui était mon endroit préféré dans le monde quand j'étais enfant, en partie parce qu'il était rempli de sa présence très douce et très courtoise, et en partie parce qu'il était rempli de livres. Je veux dire littéralement chaque table, chaque chaise dans cet appartement avait cédé sa fonction d'origine pour servir de surface à des piles de livres chancelantes. Tout comme le reste de ma famille, ce que mon grand-père aimait à faire le plus au monde, c'était lire.

Mais il aimait aussi sa congrégation, et on pouvait sentir cet amour dans les sermons qu'il donnait chaque semaine pendant les 62 ans où il était rabbin. Il prenait les fruits de la lecture de chaque semaine et il tissait ces tapisseries complexes de pensée antique et humaniste. Et les gens venaient de partout pour l'entendre parler.

Mais voilà ce qu'il y a avec mon grand-père. Sous ce rôle cérémonial, il était vraiment modeste et vraiment introverti, si bien que quand il donnait ces sermons, il avait du mal à établir un contact visuel avec la congrégation même à laquelle il parlait depuis 62 ans. Et même loin du podium, lorsque on l'appelait pour lui dire bonjour, il lui arrivait souvent de mettre fin prématurément à la conversation de peur de prendre trop de votre temps. Mais quand il est décédé à l'âge de 94 ans, la police a dû fermer les rues de son quartier pour accueillir la foule de personnes qui étaient venues pour le pleurer. Et donc ces jours-ci, j'essaie d'apprendre de l'exemple de mon grand-père à ma façon.

Donc, je viens de publier un livre sur l'introversion, et il m'a pris environ sept ans à écrire. Et pour moi, ces sept ans étaient un bonheur total, parce que je lisais, j'écrivais, je pensais, je faisais des recherches. C'était ma version des heures que mon grand-père passait seul dans sa bibliothèque. Mais maintenant, tout d'un coup mon travail est très différent, et mon travail est d'être ici et d'en parler, de parler d'introversion. (Rires) Et c'est beaucoup plus difficile pour moi, parce que bien que je sois très honorée d'être ici avec vous tous en ce moment, ce n'est pas mon milieu naturel.

Alors je me suis préparée pour des moments comme ceux-ci du mieux que je pouvais. J'ai passé l'année dernière à pratiquer l'art oratoire chaque fois que je pouvais. Et ce que j'appelle mon "année à parler dangereusement." (Rires) Et en fait ça m'a beaucoup aidée. Mais je vais vous dire, ce qui m'aide encore plus c'est mon impression, ma conviction, mon espoir que quand il s'agit de nos attitudes vis-à-vis de l'introversion et du calme et de la solitude, nous sommes vraiment à l'aube d'un changement radical. C'est bien ce que je pense. Et donc je vais vous laisser maintenant avec trois appels à l'action pour ceux qui partagent cette vision.

Numéro un : Arrêtez la folie du travail de groupe constant. Arrêtez, un point c'est tout. (Rires) Merci ! (Applaudissements) Et je tiens à être claire dans mes propos, parce que je crois profondément que nos bureaux devrait encourager des types d'interaction informelles comme des conversation de bistrot, du genre de celles où les gens se réunissent et par hasard échangent des idées. C'est très bien. C'est génial pour les introvertis et c'est génial pour les extravertis. Mais il nous faut beaucoup plus d'intimité et beaucoup plus de liberté et une bien plus grande autonomie au travail. A l'école, même chose. Nous devons apprendre aux enfants à travailler ensemble, à coup sûr, mais nous devons aussi leur apprendre à travailler seuls. Ceci est aussi particulièrement important pour les enfants extravertis. Ils ont besoin de travailler seuls parce que c'est en partie de là que vient la pensée profonde.

Bon, numéro deux : aller dans le désert. Soyez comme Bouddha, ayez vos propres révélations. Je ne dis pas que nous devons tous maintenant partir construire nos propres cabanes dans les bois et de ne jamais plus parler entre nous, mais je dis que nous pourrions tous se débrancher et pénétrer à l'intérieur de nos propres têtes un peu plus souvent.

Numéro trois : Examinez bien ce qui est l'intérieur de votre propre valise et pourquoi vous l'y avez mis. Donc, les extravertis, peut-être que vos valises sont aussi pleines de livres. Ou peut-être qu'elles sont pleins de verres à champagne ou d'équipement de parachutisme. Quoi qu'il en soit, j'espère que vous sortirez toutes ces choses autant que vous le pourrez et que vous nous honorerez de votre énergie et votre joie. Mais les introvertis, vous étant ce que vous êtes, vous avez probablement l'impulsion nécessaire pour protéger très soigneusement ce qui est l'intérieur de votre propre valise. Et ce n'est pas grave. Mais de temps en temps, juste de temps en temps, j'espère que vous allez l'ouvrir pour que d'autres voient ce qu'elle contient parce que le monde a besoin de vous et des choses que vous transportez.

Donc, je vous souhaite le meilleur de tous les voyages possibles et le courage de parler doucement.

Merci beaucoup.

(Applaudissements)

Merci. Merci.

(Applaudissements)