Sugata Mitra
1,658,318 views • 20:59

J'ai un travail difficile à accomplir. Vous savez, quand j'ai regardé le profil de l'assistance ici, avec leurs connotations et leurs designs, sous toutes leurs formes, et avec tant de gens qui travaillent sur la collaboration et les réseaux, et ainsi de suite, je voulais vous dire ça, je voulais élaborer un argument en faveur de l'enseignement primaire dans un contexte très spécifique. Pour faire cela en 20 minutes, je dois faire ressortir quatre idées - C'est comme quatre morceaux d'un puzzle. Et si je réussis à faire cela, peut-être vous repartirez d'ici avec l'idée que vous pourriez mettre à profit et peut-être m'aider à faire mon travail.

La première pièce du puzzle est l'éloignement et la qualité de l'enseignement. Maintenant, par l'éloignement je veux dire deux ou trois choses différentes. Bien sûr, l'éloignement dans son sens normal, ce qui signifie que lorsque vous aller de plus en plus loin d'un centre urbain, vous arrivez dans des zones plus éloignées. Qu'advient-il de l'éducation? Le deuxième ou un autre type d'éloignement est que, dans les grandes régions métropolitaines du monde entier, vous avez des poches, comme des taudis ou des bidonvilles, ou des régions plus pauvres, qui sont socialement et économiquement éloignées du reste de la ville, alors c'est nous et eux. Qu'advient-il de l'éducation dans ce contexte? Alors gardez en tête ces deux idées de l'éloignement.

Nous avons fait une hypothèse. L'hypothèse était que les écoles dans les régions éloignées n'ont pas suffisamment de bons enseignants. Si elles en ont suffisamment, elles ne peuvent pas les retenir; elles n'ont pas une infrastructure suffisante. Et si elles avaient une certaine infrastructure, elles ont de la difficulté pour la maintenir. Mais je voulais vérifier si cela est vrai. Donc, l'an dernier nous avons loué une voiture, cherché sur Google, trouvé une route vers le nord de l'Inde partant de New Delhi qui, vous voyez, qui ne traversait aucune grande ville ni aucun grand centre métropolitain. Nous avons roulé environ 300 km, et partout où nous avons trouvé une école, nous avons fait une série de tests standard, et ensuite nous avons pris les résultats des tests et les avons mis sur un graphique. Le graphique était intéressant, même si il faut l'examiner attentivement. Je veux dire, c'est un très petit échantillon, il ne faut pas généraliser à partir de là. Mais il est bien évident, très clair, que, pour cette route particulière que j'avais prise, plus l'école était éloignée, pires ses résultats semblaient être. Cela semblait un peu accablant, et j'ai essayé de corréler cela avec des choses comme l'infrastructure, ou avec la disponibilité de l'électricité et des choses comme ça.

À ma grande surprise, ce n'était pas en corrélation. Ce n'était pas corrélé avec la taille des salles de classe. Ce n'était pas corrélé avec la qualité de l'infrastructure. Ce n'était pas corrélé avec les niveaux de pauvreté. Ce n'était pas en corrélation. Mais ce qui s'est passé, quand un questionnaire a été adressé à chacune de ces écoles, avec une seule question pour les enseignants, qui était, Souhaitez-vous passer à un milieu urbain, en région métropolitaine? 69 pour cent d'entre eux ont dit oui, et comme vous pouvez le voir, ils disent oui, un peu en dehors de Delhi, et ils disent non pour la banlieue riche de Delhi - parce que, vous savez, ceux-ci sont relativement mieux lotis. Et puis, à partir de 200 kilomètres en dehors de Delhi, la réponse est toujours oui. Je suppose que l'enseignant qui vient en classe tous les jours en se disant qu'il aimerait être dans une autre école, a probablement un impact profond sur ce qui arrive aux résultats. Donc, il semblait que la motivation des enseignants et la migration des enseignants étaient en forte corrélation avec ce qui se passait dans les écoles primaires, plutôt que de savoir si les enfants avaient suffisamment à manger, et s'ils sont trop nombreux dans les classes et ce genre de chose. Cela semble être le cas.

Lorsque l'on considère l'enseignement et la technologie, on y trouve, des choses comme des sites Web, les milieus collaboratifs — tout ce que vous avez écouté depuis ce matin — Il est toujours mis à l'essai en premier dans les meilleures écoles, les meilleures écoles en milieu urbain, et, selon moi, il en résulte un biais. La littérature - une partie de celle-ci, la littérature scientifique, reproche constamment la Technologie Educationnelle (ET) d'être surfaite et sous-performante. Les enseignants disent toujours, eh bien, c'est beau, mais c'est trop coûteux pour peu. Parce qu'il est à l'essai dans une école où les élèves font déjà, disons, 80 pour cent de tout ce qu'ils pouvaient faire. Vous avez mis dans cette super nouvelle technologie, et maintenant ils sont à 83 pour cent. Ainsi, le directeur regarde et dit: 3 pour cent pour 300.000 dollars? Oubliez ça. Si vous aviez pris la même technologie et l'aviez mis à l'essai dans une de ces écoles éloignées où le score était de 30 pour cent, et, disons, porté le score à 40 pour cent, ce sera une chose complètement différente. Ainsi, l'effet relatif qu'aurait l'ET, la technologie éducative, serait beaucoup plus grand au bas de la pyramide que par le haut, mais il semble que nous faisons les choses à l'envers.

Alors je suis venu à cette conclusion que l'ET devrait atteindre les défavorisés d'abord, et non pas le contraire. Et vint la question de, comment lutter contre la perception des enseignants? Chaque fois que vous rencontrez un enseignant et vous leur montrez des techniques la première réaction de l'enseignant est, vous ne pouvez pas remplacer un enseignant par une machine - c'est impossible. Je ne sais pas pourquoi c'est impossible, mais, même pour un instant, si vous supposez que c'est impossible - J'ai une citation de Sir Arthur C. Clarke, l'écrivain de science-fiction que j'ai rencontré à Colombo, et il a dit quelque chose qui résout complètement ce problème. Il a dit qu'un professeur qui peut être remplacé par une machine devrait l'être. Donc, vous le savez, il met l'enseignant dans une impasse difficile, vous devez penser. Quoi qu'il en soit, alors je propose qu'un enseignement primaire alternatif, quelle que soit l'alternative désirée, est nécessaire, là où les écoles n'existent pas, où les écoles ne sont pas assez bonnes, où les enseignants ne sont pas disponibles ou lorsque les enseignants ne sont pas assez bons, pour une raison quelconque. Si vous vivez dans une partie du monde où rien de tout cela s'applique, alors vous n'avez pas besoin d'un enseignement alternatif. Jusqu'ici, je n'ai pas rencontré de telle zone, sauf un cas. Je ne mentionnerai pas l'endroit, mais quelque part dans le monde des gens ont dit, nous n'avons pas ce problème, parce que nous avons des enseignants parfaits et des écoles parfaites . Il y a des endroits comme celui-là, mais - de toute façon, je n'avais jamais entendu ça nulle part ailleurs.

Je vais parler des enfants et d'auto-organisation, et d'une série d'expériences qui en quelque sorte ont conduit à cette idée de ce qui pourrait être un enseignement alternatif. On les appelle les expériences trou-dans-le-mur. Je vais devoir vraiment faire vite. C'est une série d'expériences. La première a été faite à New Delhi en 1999. Et ce que nous faisions là-bas a été très simple. J'avais un bureau à l'époque à côté d'un bidonville, un bidonville urbain, donc il y avait un mur de séparation entre notre bureau et ce bidonville. Ils ont fait un trou dans le mur - et c'est comme ça qu'on l'a appelé expérience trou-dans-le-mur - et ils ont mis un PC assez puissant dans ce trou, en gros incorporé dans le mur de sorte que son moniteur sortait de l'autre côté, un pavé tactile intégré de même dans le mur, connecté à Internet haut débit, avec Internet Explorer, avec Altavista.com - à l'époque - et juste laissé là.

Et voilà ce que nous avons vu. C'était donc mon bureau TIC *. Voici le trou dans le mur. Environ huit heures plus tard nous avons trouvé ce gamin. À droite, cet enfant de huit ans qui - et à sa gauche se trouve une fillette de six ans qui n'est pas très grande. Et en fait il lui apprenait à naviguer. Cela soulevait plus de questions que ça n'apportait de réponses. Est-ce vrai? Le langage a-t-il une importance, parce qu'il n'est pas censé connaître l'anglais? Est-ce que l'ordinateur va durer, ou vont-ils le casser et le voler, - Et est-ce que quelqu'un leur a enseigné? La dernière question est ce que tout le monde dit, mais vous voyez, je veux dire, ils doivent avoir passé leur tête au-dessus du mur et demandé aux gens de votre bureau pouvez-vous me montrer comment faire, et puis quelqu'un lui a appris.

J'ai donc sorti l'expérience de Delhi et l'ai répétée, cette fois dans une ville appelée Chifpuri* dans le centre de l'Inde, où on m'a assuré que personne n'avait jamais rien appris à personne. (Rires) C'était donc une journée chaude, et le trou-dans-le-mur était sur ce bâtiment décrépit. C'est le premier enfant qui est venu là; plus tard il s'est avéré qu'il avait décroché du système scolaire à 13 ans. Il est venu là et il a commencé à bricoler avec le pavé tactile. Très vite, il a remarqué que quand il déplace son doigt sur le pavé tactile, quelque chose bouge à l'écran - et plus tard il m'a dit, je n'ai jamais vu une télévision où on peut faire quelque chose. Donc, il a compris. Il lui a fallu plus de deux minutes pour comprendre qu'il faisait des choses à la télévision. Et puis, comme il faisait cela, il a fait un clic accidentel en appuyant sur le pavé tactile - vous allez le voir faire. Il a fait cela, et Internet Explorer a changé de page. Huit minutes plus tard, il regardait de sa main vers l'écran, et il naviguait: il faisait des aller-retour. Quand c'est arrivé, il a commencé à appeler tous les enfants du quartier, et les enfants venaient voir ce qui se passait là-bas. Et au soir de ce jour-là, 70 enfants naviguaient. Ainsi, huit minutes et un ordinateur incorporé semblent être tout ce dont nous avions besoin là-bas.

Nous avons donc pensé que ce qui se passait était ceci: que les enfants dans les groupes peuvent s'auto-apprendre par eux-mêmes à utiliser un ordinateur et l'Internet. Mais dans quelles circonstances? A ce moment, il y avait une - la question principale portait sur l'anglais. On disait, vous savez, vous devriez vraiment avoir cela dans les langues indiennes, alors j'ai dit, comment, dois-je traduire l'Internet dans une langue indienne? Ce n'est pas possible. Ainsi, il doit y avoir une autre solution. Mais voyons, comment les enfants abordent-ils la langue anglaise? J'ai emmené l'expérience vers le nord-est de l'Inde, dans un village appelé Madantusi où, pour une raison quelconque, il n'y avait pas professeur d'anglais, et donc les enfants n'avaient pas appris l'anglais du tout. Et j'ai construit un trou dans le mur similaire . Une grande différence dans les villages, par rapport aux bidonvilles en milieu urbain: il y avait plus de filles que de garçons qui venaient au kiosque. Dans les bidonvilles, les filles ont tendance à rester à l'écart. J'ai laissé l'ordinateur là avec beaucoup de CDs - Je n'avais pas d'Internet - et je suis revenu trois mois plus tard. Donc quand je suis arrivé là-bas, j'ai trouvé ces deux enfants, huit et 12 ans, qui jouaient à un jeu sur l'ordinateur. Et dès qu'ils m'ont vu ils ont dit, nous avons besoin d'un processeur plus rapide et d'une meilleure souris. (Rires) J'ai donc été réellement surpris. Vous voyez, comment diable savaient-ils tout cela? Et ils ont dit, eh bien, nous avons trouvé ça dans les CD. Alors j'ai dit, mais comment avez-vous compris ce qui se passe là-bas? Alors ils ont dit, eh bien, vous avez laissé cette machine qui parle uniquement en anglais, donc nous avons dû apprendre l'anglais. Alors j'ai mesuré, et ils utilisaient 200 mots anglais les uns avec les autres - mal prononcés, mais correctement utilisés - des mots comme sortie, stop, rechercher, enregistrer, ce genre de choses, non seulement pour utiliser l'ordinateur, mais dans leurs conversations quotidiennes. Ainsi, Madantusi semblait montrer que le langage n'est pas un obstacle; en fait, ils peuvent être capables d'enseigner eux-mêmes la langue s'ils le voulaient vraiment.

Enfin, j'ai obtenu un financement pour tenter cette expérience pour voir si ces résultats sont reproductibles; si ils se produisent partout ailleurs. L'Inde est un bon endroit pour faire une telle expérience parce que nous avons toutes les diversités ethniques, toute la - vous voyez, la diversité génétique, toutes les diversités raciales, et aussi toutes les diversités socio-économiques. Donc, je pouvais choisir des échantillons afin de couvrir une section transversale qui couvrirait pratiquement tout le monde. J'ai donc fait cela pendant près de cinq ans, et cette expérience nous a vraiment emmené dans toute l'Inde de long en large. C'est l'Himalaya. Dans le Nord, très froid. J'ai également eu à vérifier ou à inventer une conception technique qui survive à l'extérieur, et j'utilisais des PC normaux et classiques, j'avais donc besoin de climats différents, ce en quoi l'Inde est également très pratique parce que nous avons très froid, très chaud, et ainsi de suite. C'est le désert à l'ouest, près de la frontière pakistanaise. Et vous voyez ici un petit clip de - l'un de ces villages - la première chose que ces enfants ont fait a été de trouver un site Web pour apprendre par eux-mêmes l'alphabet anglais.

Ensuite, au centre de l'Inde - des villages de pêcheurs très chauds, humides, où l'humidité est un très grand tueur d'électronique. Donc, nous devions résoudre tous ces problèmes sans air conditionné et avec très peu d'énergie, donc la plupart des solutions qu'on a trouvé utilisaient de l'air pulsé mis aux bons endroits pour faire fonctionner les machines. Je veux juste couper court. Nous l'avons fait maintes et maintes fois. Cette séquence est également bien. Il s'agit d'un petit enfant, un enfant de six ans, qui dit à sa sœur aînée ce qu'il faut faire. Et cela arrive très souvent avec ces ordinateurs, que les enfants plus jeunes se retrouvent à enseigner aux plus âgés.

Qu'avons-nous trouvé? Nous avons constaté que des enfants de six à 13 ans peuvent s'auto-instruire dans un environnement connecté, indépendamment de tout ce que nous pourrions mesurer. Donc, si ils ont accès à l'ordinateur, ils s'enseignent eux-mêmes, y compris l'intelligence. Je ne pouvais pas trouver une seule corrélation avec quoi que ce soit, mais il fallait que ça se passe en groupes. Et c'est peut-être d'un grand intérêt pour ce groupe car vous parlez tous de groupes. Donc, ici, c'est la puissance de ce que ce groupe d'enfants peut faire si vous supprimez l'intervention d'un adulte.

Juste une idée rapide des mesures. Nous avons utilisé des techniques statistiques standard, donc je n'en parlerai pas. Mais nous avons obtenu une courbe d'apprentissage nette, presque exactement la même que ce que vous pourriez obtenir dans une école. Je vais en rester là, parce que, ça veut tout dire, non? Que pouvaient-ils apprendre à faire? Les fonctions de base de Windows, la navigation, la peinture, le chat et le courrier électronique, les jeux et les ressources éducatives, télécharger de la musique, lire de la vidéo. En bref, ce que nous faisons tous. Et plus de 300 enfants seront compétents en informatique et capable de faire toutes ces choses en six mois avec un ordinateur.

Alors, comment font-ils cela? Si vous calculiez le temps réel de l'accès, ça reviendrait à quelques minutes par jour, Ce n'est donc pas comme ça que ça se passe. Ce que vous avez, en fait, c'est qu'il y a un enfant qui manipule l'ordinateur. Et généralement trois autres enfants l'entourent, qui le conseillent sur ce qu'ils doivent faire. Si vous les testez, tous les quatre obtiendront les mêmes scores à tout ce que vous leur demanderez. Autour de ces quatre il y a généralement un groupe d'environ 16 enfants qui donnent aussi des conseils, souvent à tort, sur tout ce qui se passe sur l'ordinateur. Et ils réussiront tous un test donné sur ce sujet. Ils apprennent donc tout ça autant en regardant qu'en faisant. Il semble contre-intuitif pour l'apprentissage des adultes, mais souvenez-vous, les enfants de huit ans vivent dans une société où la plupart du temps on leur dit, ne fais pas ça, vous voyez, ne touche pas la bouteille de whisky. Alors que fait un enfant de huit ans? Il observe très attentivement la façon dont on doit toucher une bouteille de whisky. Et si vous le testiez, il répondrait à toutes les questions correctement sur ce sujet. Donc, ils semblent être en mesure d'acquérir très rapidement.

Et quelle a été la conclusion de ces six années de travail? Elle a été que l'enseignement primaire peut se faire de lui-même, ou en partie de lui-même. Il n'est pas nécessaire de l'imposer d'en haut. Ce pourrait peut-être un système d'auto-organisation, comme ça l'a été - et la seconde chose que je voulais vous dire, c'est que les enfants peuvent s'auto-organiser et atteindre un objectif éducatif.

La troisième chose concerne les valeurs, et de nouveau, pour faire court, j'ai effectué un test sur plus de 500 enfants répartis dans toute l'Inde. et leur ai demandé - je leur ai donné environ 68 différentes questions axées sur les valeurs et leur ai simplement demandé leur avis. Nous avons eu toutes sortes d'opinions. Oui, Non ou Je ne sais pas. J'ai simplement pris les questions où j'ai eu 50% de oui et 50% de non, j'ai donc été en mesure d'obtenir une collection de 16 déclarations. Ce sont les zones où les enfants étaient manifestement confus, parce que la moitié ont dit oui et la moitié ont dit non. Un exemple typique étant, il est parfois nécessaire de dire des mensonges. Ils n'ont pas de façon de déterminer de quelle manière répondre à cette question; peut-être aucun d'entre nous n'en a non plus. Donc, je vous laisse avec cette troisième question. La technologie peut-elle changer l'acquisition de valeurs? Enfin, les systèmes d'auto-organisation, sur lesquels encore une fois je ne dirai pas trop parce que vous avez entendu tout cela. Les systèmes naturels sont tous d'auto-organisation: galaxies, molécules, cellules, organismes, sociétés - sauf pour le débat sur un concepteur intelligent. Mais à ce moment-là, autant que la science va, c'est l'auto-organisation. Mais d'autres exemples sont les embouteillages, la bourse, la société et la reprise après sinistre, le terrorisme et l'insurrection. Et vous connaissez les systèmes d'auto-organisation basés sur Internet.

Alors voici mes quatre phrases. L'éloignement affecte la qualité de l'enseignement. La technologie de l'enseignement devrait être introduite dans les zones éloignées d'abord et dans d'autres zones plus tard. Les valeurs sont acquises; la doctrine et le dogme sont imposés - les deux mécanismes opposés. Et l'apprentissage est probablement un système d'auto-organisation. Si vous mettez tous les quatre ensemble, cela donne - selon moi - Cela nous donne un but, une vision, pour la technologie éducative. Et la technologie éducative et la pédagogie qui est numérique, automatique, à tolérance de panne, peu invasive, connectée et auto-organisée. Comme éducateurs, nous n'avons jamais demandé de la technologie, nous l'empruntons. PowerPoint est censé être considéré comme une technologie de pointe pour l'enseignement, mais il n'a pas été conçu pour l'enseignement, il a été conçu pour faire des présentations dans les salles de réunion. Nous l'avons emprunté. La vidéoconférence. L'ordinateur personnel lui-même. Je pense qu'il est temps que les éducateurs créent leurs propres spécifications, et j'ai un ensemble de spécifications de ce type. En voici un bref aperçu. Et un tel un ensemble de spécifications devrait produire la technologie qui permettra de s'occuper de l'éloignement, des valeurs et de la violence. Alors j'ai pensé lui donner un nom - pourquoi ne pas l'appeler "exdoctrination". Et cela pourrait être un objectif pour la technologie éducative dans l'avenir alors je veux vous laisser y réfléchir.

Merci.

(Applaudissements)