Return to the talk Return to talk

Transcript

Select language

Translated by Nathalie Islam-Frenoy
Reviewed by Meryl Ducray

0:11 L'extinction n'est pas une mort comme les autres. C'est plus massif. On ne s'en est rendu compte qu'après 1914, quand la dernière tourte voyageuse une femelle nommée Martha, est mort au zoo de Cincinnati. C'était l'oiseau le plus répandu au monde, présent en Amérique du Nord durant six millions d'années. Soudain, il avait disparu complètement. Des nuées qui faisaient 2 km de large et 600 km de long obscurcissaient le ciel. Aldo Leopold disait que c'était une tempête biologique, une tempête de plumes. En effet, c'était une espèce clé qui enrichissait toute la forêt orientale à feuilles caduques, depuis le Mississippi jusqu'à l'Atlantique, du Canada au Golfe du Mexique. Mais elle est passée de 5 milliards d'oiseaux à zéro, en quelques décennies à peine. Que s'est-il passé ?

1:08 Et bien, la chasse commerciale est apparue. Ces oiseaux ont été chassés pour leur viande, revendue à la tonne, et c'était facile, parce que quand ces grandes nuées venaient se poser au sol, elles étaient si denses que des centaines de chasseurs pouvaient arriver et les massacrer par dizaines de milliers. C'était la source de protéine la moins chère aux États-Unis. A la fin du siècle, il n'en restait rien d'autre que ces merveilleuses peaux dans les tiroirs des musées.

1:34 Tout n'est pas noir dans cette histoire. Elle a permis aux gens de se rendre compte que la même chose allait arriver au bison d'Amérique, et ainsi, ces oiseaux ont sauvé les bisons.

1:44 Mais quantité d'autres animaux n'ont pas été sauvés. La perruche de Caroline était un perroquet qui illuminait tous les jardins. Elle a été chassée jusqu'à l'extermination pour ses plumes. Il y avait un oiseau que les gens appréciaient sur la Côte Est, appelé poule des landes. Les gens l'aimaient. Ils ont essayé de la protéger. Elle a dsparue quand même. Un journal local a titré : « Il n'y a pas de survivants, il n'y a pas d'avenir, il n'y aura plus jamais de vie recréée sous cette forme ». Une impression de tragédie profonde est associée à ces événements, et c'est arrivé à beaucoup d'oiseaux que les gens aimaient. C'est arrivé à beaucoup de mammifères. Une autre espèce clé est un animal célèbre appelé l'auroch européen. On a fait un film à ce sujet récemment. L'auroch était comme le bison. C'était un animal qui, tout simplement, maintenait la forêt mixte avec des prairies à travers toute l'Europe et toute l'Asie, depuis l'Espagne jusqu'à la Corée. Les premières traces de cet animal remontent aux peintures dans les grottes de Lascaux.

2:40 Les extinctions continuent. Il y a un bouquetin en Espagne appelé le « bucardo ». Il s'est éteint en 2000. Il y avait un animal fascinant, un loup marsupial appelé « thylacine » en Tasmanie, dans le sud de l'Australie, que l'on appelait le tigre de Tasmanie. Il a été chassé jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que quelques uns dans des zoos. un petit film a été fait.

3:14 Peine, colère, deuil. Ne pleurez pas. Organisez-vous. Et si vous découvriez que, en utilisant l'ADN de spécimens de musée, des fossiles peut-être vieux de 200 000 ans, vous pouviez ramener des espèces à la vie, que feriez-vous ? Par où commenceriez-vous ?

3:33 Et bien, vous commenceriez par chercher à savoir si la biotechnologie est effectivement disponible. J'ai commencé avec ma femme, Ryan Phelan, qui dirigeait une entreprise de biotechnologie appelée DNA Direct, et par elle, un de ses collègues, George Church, un éminent ingénieur en génétique qui s'avéra aussi être fasciné par les tourtes voyageuses et était très confiant dans le fait que les méthodologies qu'il était en train de développer pourraient effectivement faire l'affaire.

3:57 Ryan et lui ont donc organisé une conférence au Wyss Institute de Harvard, réunissant des spécialistes des tourtes voyageuses, ornithologues de la préservation, bioéthiciens, et heureusement, l'ADN de la tourte voyageuse avait déjà été séquencé par une biologiste moléculaire nommée Beth Shapiro. Tout ce dont elle avait besoin de ces spécimens au Smithsonian, c'était un peu de tissu de l'orteil parce que là-dedans, il y a ce que l'on appelle de l'ADN ancien. C'est de l'ADN plutôt mal fragmenté, mais avec les bonnes techniques aujourd'hui, on peut réassembler grosso modo le génome entier.

4:31 Ensuite, la question est : peut-on réassembler l'oiseau tout entier à partir de ce génome ? George Church le pense. Ainsi dans son livre « Regenesis », que je recommande, il y a un chapitre consacré à la science de ramener à la vie des espèces éteintes, et il a une machine appelée la machine multiplex automatisée d’ingénierie du génome (MAGE). C'est une sorte de machine d'évolution. On peut essayer des combinaisons de gènes que l'on écrit au niveau cellulaire puis dans des organes sur une puce informatique, et ceux qui survivent, on peut les mettre ensuite dans des organismes vivants. Ça va marcher. La précision, une des fameuses diapos illisibles de George note cependant qu'il y a un niveau de précision ici jusqu'au niveau de chacune des paires de base. La tourte voyageuse a 1,3 milliards de paires de base dans son génome.

5:17 Donc ce que vous avez maintenant, c'est la capacité de remplacer un gène par une autre variation de ce gène. C'est ce qu'on appelle un allèle. En fait, c'est ce qui se passe lors d'une hybridation classique. Donc ceci est une forme d'hybridation synthétique du génome d'une espèce éteinte avec le génome de son plus proche parent encore en vie. Au passage, George fait remarquer que sa technologie, la technologie de la biologie synthétique, accélère en ce moment quatre fois plus vite que la loi de Moore. C'est comme ça depuis 2005 et il est probable que ça continuera.

5:52 OK, le plus proche parent de la tourte voyageuse c'est le pigeon à queue barrée. Ils sont nombreux. Il y en a quelques uns par ici. Génétiquement parlant, le pigeon à queue barrée est déjà en grande partie une tourte voyageuse vivante. Il y a juste quelques éléments qui font de lui un pigeon à queue barrée. Si on remplace ces éléments par ceux de la tourte voyageuse, vous retrouvez la tourte voyageuse qui roucoule devant vous.

6:13 Il reste du travail. Il faut trouver exactement quels sont les gènes importants. Par exemple, il y a des gènes pour une queue courte chez le pigeon à queue barrée, et des gènes pour une queue longue chez la tourte voyageuse, et ainsi de suite pour l’œil rouge, la poitrine couleur pêche, le vol en groupe, etc. Si on ajoute tous ces éléments, le résultat ne sera pas parfait. Mais il devrait être suffisamment parfait, parce que la nature ne fait rien de parfait non plus.

6:34 Donc cette conférence à Boston a abouti à trois choses.

6:39 Premièrement, Ryan et moi avons décidé de créer une fondation appelée « Revive and Restore » pour se battre pour la désextinction en général et essayer de gérer ça de manière responsable, et l'on commencerait avec la tourte voyageuse.

6:52 Un autre résultat direct a été qu'un jeune étudiant diplômé, du nom de Ben Novak, qui était fasciné par les tourtes voyageuses depuis l'âge de 14 ans et avait appris à travailler avec l'ADN ancien, avait séquencé lui-même l'ADN de la tourte voyageuse, avec de l'argent de sa famille et de ses amis. Nous l'avons embauché à plein temps. Voici une photo que j'ai prise de lui l'année dernière au Smithsonian, il regarde Martha, la dernière tourte voyageuse en vie. S'il réussit, elle ne sera plus la dernière.

7:22 Le troisième résultat de cette conférence à Boston a été le constat qu'il y a des scientifiques dans le monde entier qui travaillent sur plusieurs formes de désextinction, mais qui ne se sont jamais rencontrés. Et le National Geographic s'y est intéressé parce que le National Geographic a cette théorie que, au siècle dernier, découvrir c'était en gros trouver des choses, et que dans ce siècle, découvrir c'est en gros fabriquer des choses. La désextinction entre dans cette catégorie. Ils ont donc participé à l'organisation et au financement de cette conférence. Et 35 scientifiques, des biologistes de la préservation et des biologistes moléculaires, se sont rencontrés pour voir s'ils pouvaient trouver un travail en commun. Certains de ces biologistes de la préservation sont plutôt radicaux. Il y en a trois qui ne sont pas simplement en train de recréer des espèces disparues, ils recréent des écosystèmes disparus en Sibérie du Nord, aux Pays Bas et à Hawaï.

8:08 Henri, des Pays-Bas, avec un nom néerlandais que je n'essaierai pas de prononcer, travaille sur les aurochs. L'auroch est l'ancêtre de tout le bétail domestique, donc on peut dire que son génome est en vie, il est juste distribué inégalement. Ils travaillent donc avec sept races de bétail primitif et robuste, comme le Maremmana primitivo là-haut, pour reconstituer, au fil du temps et par un élevage sélectif, les aurochs. Maintenant, la reconstruction avance plus vite en Corée qu'en Amérique. Donc le plan c'est, avec ces zones restaurées à l'état sauvage partout en Europe, de réintroduire l'auroch pour qu'il fasse son ancien travail, son ancien rôle écologique, celui de nettoyer la fôret quelque peu stérile et en canopée fermée, de façon à avoir des prairies biodiverses en leur sein.

8:58 Une autre histoire étonnante me vient de Alberto Fernández-Arias. Alberto travaillait sur le bucardo en Espagne. Le dernier bucardo était une femelle nommée Celia qui était encore en vie, mais ils ont capturée ils ont prélevé un petit morceau de tissu de son oreille, ils l'ont préservé dans de l'azote liquide, puis l'ont relâchée dans la nature, mais quelques mois plus tard, elle a été retrouvée morte sous un arbre déraciné. Ils ont pris l'ADN de cette oreille, ils l'ont implantée comme un œuf cloné dans une chèvre, la grossesse est allée à son terme, et un bébé bucardo est né. C'était la première désextinction de l'histoire.

9:39 (Applaudissements)

9:42 Ça n'a pas duré. Parfois les clones interespèces ont des problèmes respiratoires. Celui-ci avait une malformation du poumon, et est mort après 10 minutes, mais Alberto savait que le clonage a bien avancé depuis ce temps-là, que ces techniques vont progresser, et qu'un jour il y aura de nouveau une population de bucardos dans les montagnes du nord de l'Espagne.

10:02 Oliver Ryder est un pionnier de la cryopréservation. Au zoo de San Diego, son zoo cryogénisé a recueilli les tissus de plus de 1 000 espèces pendant les 35 dernières années. La température est si froide, moins 196 degrés Celsius, que les cellules sont intactes et l'ADN est intact. Ce sont donc des cellules viables, et quelqu'un comme Bob Lanza à l'Advanced Cell Technology a pris un peu de tissu d'un animal en voie de disparition appelé le banteng javanais, l'a implanté dans une vache, la vache a amené sa grossesse à terme et ce qui est né, était un bébé banteng javanais, en vie et en bonne santé, qui se porte bien et est encore en vie.

10:46 Ce qui est le plus excitant pour Bob Lanza, c'est la possibilité de prendre n'importe quelle cellule avec des cellules souches pluripotentes et de les transformer en cellules germinales, comme un spermatozoïde ou un ovule.

10:57 Maintenant on passe à Mike McGrew, un scientifique au Roslin Institute en Écosse, et qui fait des miracles avec les oiseaux. Il va prendre, par exemple, des cellules de peau de faucon, des fibroblastes, et les transformer en cellules souches pluripotentes. Comme elles sont pluripotentes, elles peuvent se transformer en plasma germinal. Ensuite il a une méthode pour mettre ce plasma germinal dans l'embryon d'un œuf de poule pour que le poulet ait, en fait, les gonades d'un faucon. Si vous prenez un mâle et une femelle de chaque, vous aurez des faucons. (Rires) De vrais faucons à partir de poulets légèrement modifiés.

11:38 Ben Novak était le scientifique le plus jeune à cette conférence. Il a montré comment tout ceci pouvait être rassemblé. La séquence des événements : il reconstitue les génômes du pigeon à queue barrée et de la tourte voyageuse, il utilise les techniques de George Church pour obtenir l'ADN de la tourte voyageuse, les techniques de Robert Lanza et Michael McGrew, pour transformer cet ADN en gonades de poulet et à partir de ces gonades de poulet, il obtient des œufs de tourte voyageuse, des poussins et maintenant vous avez une population de tourtes voyageuses.

12:06 Tout cela soulève la question suivante : elles n'auront pas de parents tourtes voyageuses pour leur apprendre à être des tourtes voyageuses. Donc qu'est-ce qu'on fait pour ça ? Et bien, il semblerait que les oiseaux ont beaucoup d'instinct, donc une grande partie se trouve déjà dans leur ADN, mais pour compléter ça, une partie de l'idée de Ben c'est d'utiliser des pigeons voyageurs pour aider à entraîner les jeunes tourtes voyageuses à voler en nuées et à retrouver le chemin jusqu'à leur nid et à leurs terrains de chasse.

12:33 Il y avait des biologistes conservationnistes, très renommés comme Stanley Temple, qui est l'un des fondateurs de la biologie de la conservation, et Kate Jones de l'IUCN, qui s'occupe de la Liste Rouge. Ils sont enthousiastes à ce sujet, mais ils soulèvent aussi le fait que ça puisse entrer en compétition avec les efforts très importants pour protéger les espèces menacées qui sont encore en vie, qui ne se sont pas encore éteintes. Vous voyez, il faut travailler à protéger les animaux dans la nature. Il faut travailler à réduire le marché de l'ivoire en Asie pour qu'il ne tue plus 25 000 éléphants par an.

13:07 Mais en même temps, les biologistes de la conservation se rendent compte que les mauvaises nouvelles dépriment les gens. Et donc la Liste Rouge est vraiment importante, pour tenir une liste de ce qui est menacé ou gravement menacé, etc. Mais ils sont sur le point de créer ce qu'ils appellent une Liste Verte, et la Liste Verte recensera les espèces qui se portent bien, merci, des espèces qui étaient menacées, comme l'aigle à tête blanche, mais qui se portent bien mieux maintenant, grâce au bon travail de tout le monde, et à des aires protégées partout dans le monde qui sont très, très bien gérées. Donc en gros, ils apprennent comment capitaliser sur des bonnes nouvelles. Et ils voient le fait de faire revenir à la vie des espèces éteintes comme le genre de bonnes nouvelles sur lesquelles on peut capitaliser.

13:46 Voici quelques exemples. L'élevage en captivité sera une partie importante de l'effort pour ramener ces espèces. Il ne restait plus que 22 condors de Californie en 1987. Tout le monde pensait que c'en était fini pour lui. Grâce à l'élevage en captivité au zoo de San Diego, On en compte maintenant 405, dont 226 dans la nature. Cette technologie va être utilisée sur les animaux dé-éteints. Une autre réussite, c'est le gorille des montagnes en Afrique Centrale. En 1981, Dian Fossey était sûre qu'ils allaient disparaître. Il en restait tout juste 254. Maintenant on en a 880. Leur population augmente de 3% chaque année. Le secret, c'est un programme d'éco-tourisme absolument génial. Cette photo a été prise le mois dernier par Ryan avec un iPhone. Juste pour vous montrer à quel point ces gorilles sont à l'aise avec les visiteurs.

14:38 Un autre projet intéressant, bien qu'il ait encore besoin d'aide, concerne le rhinocéros blanc du nord Il n'y a plus de couple en mesure de se reproduire. Mais c'est pour ce genre de choses qu'une grande variété d'ADN de cet animal est disponible au zoo cryogénisé. Un peu de clonage et on peut les ramener.

14:55 Donc où va-t-on maintenant ? Ces conférences étaient privées jusqu'à présent. Je crois qu'il est temps de rendre le sujet public. Qu'en pensent les gens ? Est-ce que vous voulez ramener des espèces éteintes ? Est-ce que vous voulez ramener des espèces éteintes ?

15:08 (Applaudissements)

15:13 La fée clochette va apparaître. C'est le moment de la fée clochette, parce que, qu'est ce qui fascine les gens dans tout ça ? Qu'est-ce qui les inquiète ?

15:21 Nous allons aussi continuer sur la tourte voyageuse. Et Ben Novak, au moment même où je vous parle, a rejoint le groupe que Beth Shapiro a formé à l'US Santa Cruz. Ils vont travailler sur les génomes de la tourte voyageuse et du pigeon à queue barrée. A mesure que les données sont rassemblées, ils les enverront à George Church, qui fera son tour de magie, et extraira l'ADN de la tourte voyageuse de tout ça. Nous aurons l'aide de Bob Lanza et Mike McGrew pour le transformer en plasma germinale qui peut être implanté dans des poulets qui pourront produire des petites tourtes voyageuses qui pourront être élevées par leurs parents pigeons à queue barrée et à partir de là, ce seront des tourtes voyageuses jusqu'à la fin, peut-être pour les six prochains millions d'années. On peut faire la même chose, puisque les coûts baissent, pour la perruche de Caroline, pour le grand pingouin pour le tétras des prairies, pour le pic à bec ivoire, pour le courlis esquimau, pour le phoque moine des Caraïbes, pour le mammouth laineux.

16:12 Parce que la vérité, c'est que les humains ont fait un trou énorme dans la nature, ces 10 000 dernières années. Nous avons maintenant la possibilité, et peut-être le devoir moral, de réparer une partie de ces dégâts. La majeure partie de cela, nous le ferons en étendant et en protégeant les espaces naturels, en étendant et en protégeant les populations d'espèces en voie de disparition. Mais certaines espèces que nous avons complètement exterminées, nous pourrions simplement les ramener à un monde qui les regrette.

16:49 Merci.

16:51 (Applaudissements)

17:02 Chris Anderson : Merci. J'ai une question. C'est un sujet émouvant. Certains se sont levés. Je soupçonne qu'il y en a certains assis ici, qui se posent des questions du style, stop, stop, stop, attendez une minute, Il y a quelque chose de malsain à ce que l'homme interfère de cette façon dans les processus naturels. Il y aura des conséquences imprévues. Vous allez ouvrir une sorte de boîte de Pandore contenant Dieu sait quoi. Est-ce qu'ils ont raison ?

17:35 Stewart Brand : L'argument évoqué plus tôt, c'est que nous avons déjà interféré massivement en faisant disparaître ces animaux, et beaucoup d'entre eux étaient cruciaux, et nous avons entièrement changé l'écosystème dans lequel ils existaient en les laissant disparaître. Maintenant, on peut avoir un problème de changement de référence, c'est-à-dire, quand ces animaux reviendront, ils pourraient remplacer d'autres oiseaux qui sont là et que les gens connaissent et aiment beaucoup. Je crois que ce sera en partie comme ça que ça fonctionnera. C'est un long et lent processus -- Ce que j'aime là-dedans, c'est que c'est multi-générationel. Nous allons ramener le mammouth laineux.

18:06 CA : Et bien, il semblerait que, à la fois, la conversation et le potentiel de tout ça, soient très excitants. Merci beaucoup pour votre présentation. SB : Merci.

18:12 CA : Merci. (Applaudissements)