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About this talk
Dans ce nouveau diaporama (présenté pour la première fois à TED), Al Gore dévoile des preuves que la vitesse des changements climatiques est bien plus importante que ce que les scientifiques avaient prédit auparavant. Il nous enjoint à agir.
Translated into French (France) by Yann Jouitteau
Reviewed by Marine Putman
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About Al Gore
Once the US Vice President, then star of An Inconvenient Truth, now Nobel Peace Prize winner, Al Gore found a way to focus the world's attention on climate change. In doing so, he has invented… Full bio and more links
Interactive Transcript
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J'ai montré le diaporama que j'ai fait ici il y a deux ans, à peu près 2000 fois. Ce matin, je vous fait une courte présentation que je donne pour la toute première fois, donc -- donc, c'est... je ne veux, ni n'ai le besoin, de faire mieux. J'essaie en fait de mettre la barre plus bas. En fait, j'ai bricolé ce diaporama pour qu'elle puisse relever le défi de cette session.
Comme l'a rappelé Karen Armstrong dans sa fantastique présentation, la religion, correctement comprise ne concerne pas nos convictions, mais notre comportement. Peut-être devrions nous dire la même chose de l'optimisme. Comment ose-t-on être optimiste ? L'optimisme est parfois vu comme une conviction, une position intellectuelle. Comme le rappelle cette fameuse phrase de Mahatma Gandhi : "Deviens le changement que tu souhaites voir en ce monde." Et le résultat, à propos duquel nous désirons être optimistes n'adviendra pas seulement grace à des convictions, sauf si ces convictions changent notre comportement. Mais le mot "comportement" est aussi, je pense, parfois mal compris, dans ce contexte. Je soutiens réellement le fait de changer ses ampoules, et d'acheter des hybrides, et Tipper et moi avons installé 33 panneaux solaires sur notre maison, et creusé un puits géothermique, et fait tous ces autres trucs. Mais, aussi important que cela paraisse, de changer les ampoules, il est beaucoup plus important de changer les lois. Et quand nous changeons notre comportement dans notre vie de tous les jours, nous oublions parfois la part "citoyenne," et la part "démocratie." Pour être optimiste à propos de cela, nous devons devenir incroyablement actifs en tant que citoyens de notre démocratie. Pour résoudre la crise climatique, nous devons résoudre la crise démocratique. Et oui, nous en avons une.
Cela fait longtemps que je tente de raconter cette histoire, mais une femme me l'a rappelé récemment en passant près de la table à laquelle j'étais assis, en me dévisageant tout en marchant. Elle avait dans les 70 ans, elle avait un visage doux. Je n'y prêtai pas vraiment attention, jusqu'à ce que je la voie, du coin de l'oeil, marcher dans l'autre sens, de nouveau, en me dévisageant. J'ai donc dis "Comment allez vous ?" Et elle me répondit, "Vous savez, si vous teigniez vos cheveux en noir, vous ressembleriez exactement à Al Gore." (Rires)
Il y a plusieurs années, j'étais alors un jeune membre du congrès, j'ai passé une quantité de temps affreuse sur le défi du contrôle des armes nucléaires -- de la course à l'armement nucléaire. Et les historiens militaires m'ont appris durant cette quête, que les conflits militaires sont généralement classés en trois catégories : les conflits locaux, les guerres régionales ou de théâtre, et la rare mais importante guerre mondiale globale. Les conflits stratégiques. Et chaque niveau de conflit nécessite une allocation des ressources différente, une approche différente, un modèle organisationnel différent. Les défis environnementaux peuvent être classés de la même manière, et la plupart des problèmes auxquels nous pensons sont locaux : la pollution de l'air, de l'eau, les décharges dangereuses. Mais il y a aussi des problèmes régionaux, comme les pluies acides du Midwest jusqu'au Nord-Est, et de l'Europe de l'ouest jusqu'en Arctique, et du Midwest en passant par le Mississippi, jusque dans la zone morte du golfe du Mexique. Il y en a beaucoup. Mais la crise climatique est le rare, mais crucial conflit global, ou stratégique. Toute chose en est affectée. Et notre réponse doit être appropriée. Nous avons besoin d'une mobilisation globale, mondiale en faveur des énergies renouvelables, de la conservation, de l'efficacité et d'une transition globale vers une économie consommant peu de carbone. Nous avons du travail. Et nous pouvons mobiliser des ressources et la volonté des hommes politiques. Mais la volonté des hommes politiques doit être mobilisée pour qu'ils mobilisent des ressources.
Laissez-moi vous montrer quelques diapos. Je pensais commencer par le logo. Ce qui manque, ici, bien sur, c'est la calotte polaire. Seul le Groenland reste. Il y a 28 ans, voici à quoi ressemblait la calotte polaire -- le pôle nord -- à la fin de l'été, durant l'équinoxe d'automne. L'automne dernier, Je suis allé au Centre de Données sur la Neige et la Glace à Boulder, Colorado, et j'ai parlé avec les chercheurs ici à Monterey, au Laboratoire de Recherche Navale. Voici ce qui s'est passé ces 28 dernières années. Pour le mettre en perspective, le dernier enregistrement datait de 2005. Voici ce qui s'est passé l'automne dernier qui a réellement paniqué les chercheurs. La calotte polaire nord a la même taille ça ne semble pas être le cas ici, mais elle a exactement la même taille que les Etats-Unis, moins une zone à peu près égale à l'état de l'Arizona. Ce qui a disparu en 2005 est équivalent à tout ce qui est à l'est du Mississippi. Ce qui a disparu l'automne dernier est équivalent à tout cela. Cela revient en hiver, mais pas en tant que neige éternelle : comme une couche fine de glace. Vulnérable. La quantité restante pourrait avoir complètement disparu en été d'ici à cinq ans. Cela met une pression énorme sur le Groenland. Déjà, autour du Cercle Polaire -- voici un village célèbre en Alaska. Voici un village dans le NewFoundLand. L'Antarctique. Dernières études de la NASA. La zone où l'on constate une fonte de neige de modérée à sévère fait la taille de l'état de Californie.
"C'était le meilleur, et le pire de tous les temps" : l'incipit le plus célèbre de la littérature anglaise. J'aimerais vous faire part rapidement d'un "Conte de Deux Planètes". La Terre et Vénus font exactement la même taille. Le diamètre de la Terre fait 400 kilomètres de plus, mais c'est négligeable. Elles ont exactement la même quantité de carbone. Mais la différence, c'est que sur Terre, la plupart du carbone a été aspiré, au cours du temps, hors de l'atmosphère, déposé dans le sol, sous forme de charbon, de pétrole, de gaz naturel, etc. Sur Vénus, la plupart est dans l'atmosphère. Cette différence fait que notre température est de 59 °F (15 °C), en moyenne. Sur Vénus, elle est de 855 (460 °C). Ceci est pertinent au vu de notre stratégie actuelle qui consiste à sortir tout le carbone du sol aussi vite que possible et à le remettre dans l'atmosphère. Cela n'est pas parce que Vénus est plus près du Soleil. Il y fait trois fois plus chaud que sur Mercure, qui est juste à côté du soleil. Maintenant, rapidement, voici une image que vous avez déjà vue dans l'ancien diaporama, mais je la montre pour jouer rapidement à "Les Experts : Climat."
La communauté scientifique internationale nous dit : la pollution réchauffante rejetée par l'homme dans l'atmosphère, épaississant cette couche, piège plus d'infrarouge sortant. Tout le monde le sait. A la dernière convention IPCC, les scientifiques voulaient dire : "A quel point en êtes vous sûr ?" Ils voulaient répondre "99 %." Les Chinois ont objectés, donc le compromis fut "plus de 90 %." Maintenant, les sceptiques disent : "Oh, mais attendez, cela pourrait être une variation dans la quantité d'énergie venant du soleil." Si c'était vrai, la stratosphère serait aussi chauffée, tout comme l'atmosphère basse, si c'est plus en entrant. S'il y a plus de rayons retenus en sortant, alors on s'attend à ce qu'il fasse plus chaud ici, et plus froid là. Voici l'atmosphère basse. Voici la stratosphère : plus froide. Les Experts : Climat.
Maintenant, les bonnes nouvelles. 68 % des Américains pensent maintenant que l'activité humaine est responsable du réchauffement de la planète. 69 % pensent que la terre se réchauffe de manière importante. Il y a eu du progrès, mais voici le problème : quand on donne une liste de défis à relever, le réchauffement de la planète est toujours en bas de page. Ce qui nous manque, c'est un sentiment d'urgence. Si vous êtes d'accord avec l'analyse des faits, mais que vous ne ressentez pas d'urgence, où cela vous amène-t-il ? Et bien, l'Alliance pour la Protection du Climat, que je dirige, en association avec CurrentTV -- qui a réalisé ceci pro-bono, a organisé un championnat mondial de publicité sur comment communiquer cette urgence. Voici le gagnant.
NBC -- Je vous montre toutes les chaines nationales, là -- les meilleurs journalistes de NBC ont posé 956 questions en 2007 aux candidats à la présidence : deux concernaient la crise climatique. ABC : 844 questions, deux sur la crise climatique. Fox : deux. CNN : deux. CBS : zéro. Du rire aux larmes. Voici une vieille publicité pour le tabac. Donc voici ce que nous faisons. Voici la consommation d'essence dans tous ces pays. Et nous. Mais ce ne sont pas que les pays développés. Les pays en développement nous suivent, maintenant, et accélèrent leur rythme. Et en fait, leurs émissions cumulées, cette année, sont équivalentes aux nôtres en 1965. Et ils nous rattrapent très rapidement. Les concentrations totales : en 2025, ils en seront environ là où nous étions en 1985. Si les pays riches étaient complètement absents de la carte, nous aurions quand même une crise. Mais nous avons donné aux pays en développement les technologies et les manières de penser qui ont créé la crise. Ceci est en Bolivie. En -- En 30 ans.
L'évolution de la pêche intensive, en quelques secondes. Les années 60. 70, 80, 90. Nous devons arrêter ça. La bonne nouvelle, c'est que nous pouvons le faire. Nous avons les technologies. Nous devons avoir une vision unifiée de la façon d'agir : la lutte contre la pauvreté dans le monde et le défi de réduire les émissions des pays riches, tout a une seule solution très simple.
Les gens disent : "Quelle est cette solution ?" La voici. Mettez un prix au carbone. Nous avons besoin d'une taxe sur le CO2, équivalente en revenu, qui remplacerait la taxe sur l'emploi, inventée par Bismark -- et depuis, les choses ont changé depuis le 19ème siècle. Dans les pays pauvres, nous devons intégrer les réponses à la pauvreté dans nos solutions à la crise climatique. Les projets pour contrer la pauvreté en Ouganda sont discutables, si nous ne résolvons pas la crise climatique.
Mais ces réponses peuvent, en fait, faire une différence énorme dans les pays pauvres. Voici un projet dont on a beaucoup parlé en Europe. Cela provient de Nature Magazine. Ce sont des centrales solaires d'énergie renouvelable, reliées à une "supergrille" pour fournir toute l'énergie électrique de l'Europe essentiellement à partir de pays en voie de développement. Des courants DC à haut-voltage. Ce n'est pas une idée farfelue. Cela peut être fait.
Nous devons le faire, pour notre propre économie. Les derniers chiffres montrent que l'ancien modèle ne marche pas. Il y a beaucoup d'excellents investissements que vous pouvez faire. Si vous investissez dans les sables bitumeux ou dans le schiste bitumeux, alors votre portefeuille est bourré d'actions carbone sous-évaluées. Et il est basé sur l'ancien modèle. Les drogués trouvent des veines dans leurs orteils quand celles dans leurs bras et leurs pieds sont mortes. Développer les sables bitumeux et le schiste bitumeux est l'équivalent. Voici juste quelques investissements qui, selon moi, se tiennent. J'ai des actions dans ceux-là, donc je fais valoir une clause de non-responsabilité ici. Mais la géothermie, concentrer l'énergie solaire, les photovoltaiques de nouvelle génération, efficacité et conservation.
Vous avez déjà vu cette image, mais il y a du changement. Les deux seuls pays qui n'avaient pas ratifié -- maintenant, il n'en reste plus qu'un. L'Australie a eu une élection. Et il y a eu une campagne, en Australie impliquant des publicités radios, internet, et télévisées pour éveiller ce sentiment d'urgence chez les Australiens. Nous avons formé 250 personnes à montrer le diaporama dans toutes les villes et villages d'Australie. Bien d'autres choses ont contribué à cette réussite, mais le nouveau Premier Ministre a annoncé que sa première priorité serait de changer la position de l'Australie concernant Kyoto, et il l'a fait. Maintenant, ils ont pris conscience du problème en partie à cause d'une terrible sécheresse qui les a atteint. Voici le lac Lanier. Mon amie Heidi Cullins disait que si nous donnions des noms aux sécheresses, de la même manière que nous en donnons aux ouragans nous appellerions celle qui sévit aujourd'hui dans le sud-est, Katrina, et nous dirions qu'elle se dirige vers Atlanta. Nous ne pouvons pas attendre le genre de sécheresse que l'Australia a eu, pour changer notre culture politique. Voici d'autres bonnes nouvelles. Les villes qui soutiennent le traité de Kyoto aux U.S. il y en a 780 -- et j'ai pensé à en souligner une ici, le temps de la localiser. C'est une bonne nouvelle.
Maintenant, pour finir, nous avons écouté, il y a deux jours une présentation sur l'importance de faire de l'héroisme individuel quelque chose de si commun qu'il en devienne une routine. Ce dont nous avons besoin, c'est une nouvelle génération de héros. Ceux d'entre nous qui vivent aux Etats Unis d'Amérique aujourd'hui tout particulièrement, mais aussi le reste du monde, doivent d'une manière ou d'une autre, comprendre que l'histoire nous demande de faire un choix -- tout comme Jill Bolte Taylor essayait de comprendre comment sauver sa vie alors qu'elle était distraite par l'incroyable expérience qu'elle était en train de vivre. Nous avons aujourd'hui une culture de la distraction. Mais nous avons une urgence planétaire. Et nous devons trouver un moyen de créer, durant cette génération, un concept de mission générationelle. J'aurais aimé pouvoir trouver des mots plus précis pour faire passer cette idée. Ceci, était une autre génération de héros qui apportèrent la démocratie à la planète. Une autre, qui mit fin à l'esclavage. Et celle qui donna le droit de vote aux femmes. Nous pouvons le faire. Ne me dîtes pas que nous n'en sommes pas capables. Si nous avions seulement une semaine du budget de la guerre en Irak, nous pourrions être bien partis pour relever ce défi. Nous sommes capables de le faire.
Un dernier point. Je suis optimiste, parce que je crois que nous sommes capables, dans des moments de crise, de mettre de côté les causes de nos distractions et de relever le défi que l'histoire nous présente. Parfois, j'entends des gens répondre aux faits dérangeants de la crise climatique en disant : "Oh, c'est vraiment terrible. C'est un vrai fardeau." J'aimerais vous demander de reformuler cela. Combien de générations dans l'histoire de l'humanité, ont eu l'opportunité de relever un défi qui mérite nos efforts les plus acharnés ? Un défi qui peut nous demander plus que ce que nous ne pensions avoir ? Je pense que nous devons approcher ce défi avec un sentiment de joie profonde et de gratitude, car nous sommes la génération que, dans mille ans, les orchestres philharmoniques, les poètes et les chanteurs célèbreront en disant : ils ont été ceux qui ont trouvé, au plus profond d'eux-même comment résoudre la crise, et poser les bases d'un futur humain éclairé et optimiste.
Alors faisons-le. Merci beaucoup.
Chris Anderson : Pour beaucoup de personnes à TED, nous sommes profondément désolés qu'un problème de conception -- finalement, un problème de conception dans un bulletin de vote -- un mauvais problème de conception a fait que nous n'avons pas pu vous entendre parler ainsi ces 8 dernières années, dans une position où vous auriez pu faire de tout cela une réalité. Cela nous blesse.
Al Gore : A qui le dites vous. (Rires)
CA : Quand vous regardez ce que les candidats de votre propre parti font, -enfin je veux dire- que pensez vous de leurs projets sur le réchauffement climatique ?
AG : La réponse à cette question est difficile pour moi car d'un côté, je pense que nous devrions être très heureux que les nominés républicains -- certains nominés -- John McCain, et les deux finalistes à la nomination démocrate -- tous les trois ont des positions différentes et particulièrement avancées sur la crise climatique. Tous trois ont proposé des mesures et tous trois ont des approches très différentes de celles prises par l'administration actuelle. Et je pense que tous trois ont aussi été responsables de la mise en avant de certains projets et de certaines propositions. Mais le dialogue de cette campagne -- cela a été illustré par les questions -- ces données ont été rassemblées par la Ligue des Voteurs Conservatifs d'ailleurs, l'analyse de toutes les questions -- et, à propos, les débats ont tous été sponsorisés par quelque chose répondant au nom Orwellien de "Carbone propre." Est ce que quelqu'un l'a remarqué ? Chaque débat a été sponsorisé par "Carbone propre." "Maintenant, encore moins d'émissions !"
La richesse et l'ampleur du dialogue dans notre démocratie n'a pas encore posé les bases nécessaires pour une initiative aussi importante que celle dont on a besoin. Donc ils disent ce qu'il faut, et peut-être que -- quel que soit l'heureux élu -- il fera ce qu'il faut. Mais laissez moi vous dire : quand je suis revenu de Kyoto en 1997 avec un sentiment de joie profonde que nous avions effectué une percée majeure, et que j'ai expliqué le traité au Sénat Américain, un seul sénateur parmi les 100, était d'accord pour voter pour confirmer, et ratifier ce traité. Quoi que disent les candidats, doit correspondre à ce que les gens disent.
Ce défi fait partie de la construction de notre civilisation toute entière. Le CO2 est le soupir de notre civilisation, littéralement. Maintenant que nous avons mécanisé ce processus. Changer le modèle nécessite un objectif, une échelle, une vitesse de changement au-delà de ce que nous avons fait par le passé. C'est pourquoi j'ai commencé en disant, "Soyez optimistes dans ce que vous faites, mais soyez un citoyen actif" Changez les ampoules, mais changez aussi les lois. Changez les traités globaux. Nous devons parler fort. Nous devons résoudre cette crise démocratique. Notre démocratie est sclérosée. Nous devons changer cela. Utilisez Internet. Allez sur Internet. Connectez vous avec des gens. Devenez actif en tant que citoyens. Faites un moratoire -- nous ne devrions plus avoir aucune nouvelle centrale au charbon qui ne soient pas pas capable de capturer et stocker le CO2. Ce qui veut dire que nous devons rapidement construire ces sources renouvelables. Maintenant, personne ne parle à cette échelle. Mais je crois qu'entre aujourd'hui et Novembre, c'est possible. Cette Alliance pour la Protection du Climat va lancer une campagne nationale -- des manifestations, publicités à la télévision, sur Internet, radio, journaux -- avec des partenariats avec tout le monde, des éclaireuses jusqu'au chasseurs et pécheurs.
Nous avons besoin d'aide. Nous avons besoin d'aide.
CA : En ce qui concerne votre propre rôle pour aller de l'avant, Al, y-a-t-il quelque chose de plus que vous voudriez pouvoir faire ?
AG : J'ai prié pour pouvoir avoir la réponse à cette question. Que puis-je faire ? Buckminster Fuller a écrit : "Si le futur de toute civilisation humaine dépendait de moi, que ferais-je ? Comment me sentirais-je ?" Cela dépend de chacun d'entre nous mais une fois de plus, pas juste des ampoules. Nous, la plupart d'entre nous ici, sommes Américains. Nous avons une démocratie. Nous pouvons changer les choses, mais nous devons changer activement. Ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'un plus haut degré de conscience. Et c'est difficile de -- c'est difficile à créer -- mais cela va venir. Il y a un vieux proverbe africain que certains d'entre vous connaissent qui dit : "Si tu veux aller vite, va seul. Si tu veux aller loin, va accompagné." Nous devons aller loin, et vite. Donc, nous devons changer notre conscience. Un changement de nos engagements. Un nouveau sentiment d'urgence. Une nouvelle appréciation du privilège que nous avons de pouvoir relever ce défi.
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