On m'a informé de cette idée banale et ordinaire selon laquelle les nouvelles technologies étaient une opportunité de transformer la société, et ça m'a motivée à l'époque, et c'est toujours une illusion qui me motive aujourd'hui. Je voulais mettre à jour ce que j'ai fait depuis ce temps-là -- mais c'est toujours la même chanson -- et vous présenter mon labo et le travail que je fais en ce moment et c'est la Clinique de Santé Environnementale que je dirige à l'université de New York. Et c'est -- c'est une variation sur la santé. Parce que , vraiment, ce que j'essaye de faire aujourd'hui c'est redéfinir ce qu'on considère comme la santé. C'est une clinique comme une clinique de santé dans n'importe quelle université, sauf que les gens viennent à la clinique avec des problèmes de santé environnementaux, et ils en sortent avec des ordonnances pour des choses à faire pour améliorer leur santé, contrairement au fait de venir dans une clinique avec des problèmes médicaux et d'en ressortir avec des ordonnances pour des produits pharmaceutiques.
Voici une citation adroite et élégante tirée d'Hippocrate, célèbre pour son serment "La majeure partie de l'âme se trouve hors du corps pour en traiter l'intérieur, il faut traiter l'extérieur." Mais cela suggère le problème que j'essaye d'aborder ici, que nous avons une occasion de redéfinir ce qu'est la santé. Parce que cette idée que la santé est interne et atomisée et individuelle et pharmaceutique est largement fausse. Et j'utiliserais cette étude, une étude récente de Philip Landrigan, pour inciter à une vision différente de la santé, où il est allé voir la plupart des pédiatres de Manhattan et de la région de New York et a noté ce sur quoi ils passaient les heures avec leurs patients. 80 à 90 % du temps était concentré sur 5 choses. En numéro 1, l'asthme, en numéro 2 les retards de développement, en numéro 3, l'augmentation de 400 % des formes rares de cancers infantiles dans les 8 à 10, 15 dernières années. En numéro 4 et 5, l'obésité infantile et les problèmes de diabète qui y sont associés. Donc, qu'est-ce que toutes ces choses ont en commun? L'environnement est impliqué, radicalement impliqué. Il ne s'agit pas de microbes que les toubibs ont appris à traiter; c'est une définition différente de la santé, une santé qui a un grand avantage parce qu'elle est externe, elle est partagée, nous pouvons y faire quelque chose, contrairement à ce qui est interne, prédéterminé par la génétique ou individualisé.
On n'appelle pas les gens qui viennent dans notre clinique des patients, mais des impatients, parce qu'ils sont trop impatients pour attendre que des changements législatifs s'occupent des problèmes de santé environnementaux et locaux. Et je les vois à l'université, j'ai aussi quelques bureaux de campagne que je mets en place dans différents endroits qui permettent une immersion dans certains des défis environnementaux qui se posent à nous. J'aime cette photo du bureau de campagne en Belgique, où nous sous sommes retrouvés sur un rond-point; précisément parce que le rond-point était représentatif du mouvement social sans chefs qui oriente tant de transformation sociale, contrairement au contrôle du haut vers le bas des croisements à feux tricolores. Dans ce cas-ci, bien sûr, le rond-point avec les micro-décisions qui y sont prises sur place par des gens à qui on ne dit pas quoi faire. Mais bien sûr, cela permet un plus grand débit, moins d'accidents, et un modèle intéressant de mouvement social.
Certaines des choses que les protocoles de surveillance ont développé : voici le protocole bureaucrate du têtard ou tenir à l'oeil, si vous voulez. Il s'agit d'ajouter des têtards auxquels on donne le nom d'un bureaucrate local dont les décisions affectent la qualité de votre eau. Et donc un impatient qui s'inquiète de la qualité de l'eau va élever un bureaucrate têtard dans un échantillon de l'eau qui l'intéresse. Et nous leur donnons deux ou trois choses pour faire ça, pour les aider à faire des trucs pour animaux de compagnie pendant qu'ils alimentent leurs blogs ou qu'ils envoient leur emails. Voilà un promeneur de têtards pour sortir votre têtard le soir. Et ce qui est intéressant -- parce que nous utilisons des têtards, bien sûr, parce que qu'ils ont les sens biologiques les plus exquis que nous ayons, plus sensibles par plusieurs ordres de magnitude que certains de nos sens pour la perception, et la réaction d'une manière biologique significative, à toute cette classe de polluants industriels que nous appelons des perturbateurs endocriniens ou des émulateurs d'hormones.
Mais en sortant votre têtard le soir -- voilà des clichés de la promenade -- les voisins risquent de dire "Qu'est-ce que vous faites?" Et alors, vous devez leur présenter votre têtard et dire d'après qui vous l'avez baptisé. Vous devez expliquer ce que vous faites et comment les stades de développement d'un têtard sont bien sûr, très facile à observer et qu'ils utilisent les mêmes hormones T3 que nous. Et donc la prochaine fois que votre voisin vous voit, il dira, "Comment va le têtard?" Et vous pouvez le laisser discuter sur un réseau social avec votre têtard, parce que la clinique de la Santé Environnementale a un site de réseau social pas pour les impatients, les humains, mais pour les non-humains, un réseau social pour les humains et non-humains. Et bien sûr, ces perturbateurs endocriniens sont des choses qui sont impliquées dans l'épidémie de cancer du sein, l'épidémie d'obésité, la baisse de deux ans et demi dans l'âge moyen de la puberté chez les jeunes filles et d'autres choses liées. L'aboutissement de tout ça est que si vous avez réussi à élever votre têtard en observant les évènements du comportement et du éveloppement, vous irez alors présenter votre têtard au bureaucrate dont il porte le nom et discuter des preuves que vous aurez constatées.
Un autre protocole rapide -- et je vais faire vite, mais juste pour vous donner une impression concrète de ce que nous faisons ici-- au lieu de vous demander des échantillons d'urine, je vosu demanderai un échantillon de souris. Toute personne ici qui a assez de chance pour partager, cohabiter avec une souris -- un partenariat domestique avec des souris? Beaucoup de chance. Les souris, bien sûr, sont l'organisme modèle fondamental. Elles sont d'encore meilleurs modèles de santé environementale, parce que non seulement elles ont la même biologie mamifère mais elles partagent largement notre régime alimentaire. Elles partagent nos facteurs de stress environnementaux, les niveaux d'amiante et les niveaux de plomb, tout ce à quoi vous êtes exposés. Et elles sont plus limitées géographiquement que vous, parce que nous ne savons pas si vous avez été exposés à des polluants organiques persistents dans votre maison, ou sur votre lieu de travail ou dans votre enfance. Les souris sont une très bonne représentation. Donc on commence par construire un meilleur piège à souris, bien sûr. En voici un.
Faire face à des facteurs de stress environnementaux peut être délicat. Y en a-t-il parmi vous qui sont sous antidépresseurs? (Rires) C'est le cas de beaucoup de gens à Manhattan. Et nous avons fait des tests pour savoir si les souris pourraient s'auto-administrer des inhibiteurs de recapture de sérotinine. Donc Il y avait du Prozac, du Zoloft, un bonbon noir et un myorelaxant, et tous étaient des médicaments que l'impatient prenait. Alors pensez-vous que les souris se sont auto-administrées des anti-dépresseurs? Quel est le -- (Public : bien sûr. Oui.) Comment le saviez-vous? Oui, elles l'ont fait. Voilà de la vodka avec une solution, et du gin avec une solution. Ce gars-ci aimait aussi l'eau plate avec le myorelaxant. Où est notre exportation? Vodka, gin -- (Public : [pas clair]) Oui. Oui. Vous connaissez bien les souris. Oui, elles l'ont fait. Donc elles ont bu autant de vodka que d'eau plate, ce qui est intéressant. Et puis, bien sûr, elle va dans le piège. Il y a un vieux téléphone portable là -- une bonne utilisation pour les vieux portables -- qui appelle la clinique, nous venons chercher la souris. Nous prenons un échantillon de sang et faisons l'analyse de sang et de poil sur la souris.
Et je veux attirer votre attention sur le gros avantage d'encadrer la santé de cette façon externe. Mais mais nous avons quelques médicaments sur ordonnance à travers cela. C'est très différent d'un modèle médial. Tout ce que vous faites pour améliorer la qualité de votre eau ou de votre air, ou pour la comprendre et la changer les bienfaits peuvent être appréciés par tous ceux avec qui vous partagez la qualité de l'eau ou de l'air. Et cet effet d'aggrégation, cet effet d'action collective, est en fait quelque chose que nous pouvons utiliser à notre avantage. Donc je veux vous montrer un produit sur ordonnance de la clinique appelé le Non Parc. C'est une ordonnance pour améliorer la qualité de l'eau. De nombreux impatients s'inquiètent de la qualité de l'eau et de l'air. ce que nous faisons c'est de prendre une borne d'incendie, un espace d'interdiction de stationner associé à la borne d'incendie, et nous rédigeons une ordonnance pour qu'on enlève l'asphalte pour créer un micro paysage artificiel, pour créer une possibilité d'infiltration.
Parce que, nombre d'entre vous le savent, la plus grosse charge de pollution que nous avons sur le port de New York, New Jersey en ce moment ce ne sont plus les sources ponctuelles, ce ne sont plus les gros pollueurs, ce ne sont plus les GE Mais l'énorme réseau routier, ces surfaces imperméables, qui recueillent tout ce cadmium neurotoxique qui provient du revêtement de vos freins ou les déchets gras d'hydrocarbures avec chaque orage et une infrastructure médiévale l'emporte directement dans le système de l'estuaire. Ça ne fait pas beaucoup de bien. Ce sont les petites occasions d'intercepter ces poluants avant qu'ils n'entrent dans le port, et ce sont les impatients de différents blocs d'immeubles de la ville qui les produisent de façons très intéressantes. Je veux simplement dire qu'on faisait ça au pifomètre, il y a environ deux ou trois borne d'incendie par bloc d'immeuble. En créant des micro paysages artificiels pour s'y infiltrer, nous n'empêchons pas qu'on les utilise comme place de parking pour les véhicules d'urgence, parce que, bien sûr, un camion de pompier peut venir se garer ici. Il aplatit quelques plantes. Ce n'est pas grave, elles vont se régénérer. Mais si nous faisions ça pour chaque -- chaque borne d'incendie nous pourrions redéfinir l'urgence. Les 99 % du temps où un camion de pompier n'est pas garé là, les polluants sont filtrés. On augmente aussi le traitement du CO2 en emprisonnant quelques polluants aériens. Et si on les aggrège, ces petites interceptions pourraient en fait infiltrer toute la pollution transportée par la route qui pour le moment afflue vers le système de l'estuaire, jusqu'à une pluie de 200 millimètres, jusqu'à un orage du siècle.
Donc ces petites actions qui peuvent aboutir à un effet significatif pour améliorer la santé de l'environnement local. C'est une des plus ambitieuses. Ce que la crise climatique nous a révélé est une crise secondaire, plus insidieuse et plus envahissante, qui est la crise d'action, qui est ce qui doit être fait. D'une certaine manière acheter une laitue locale, changer une ampoule électrique, respecter les limites de vitesse, changer ses pneus régulièrement, ne semble pas suffisant au regard de la crise climatique. Et voici une icône intéressante qui s'est produite -- vous vous souvenez de ces abris anti-atomiques. A quoi sert l'abri anti-atomique dans la crise climatique? C'était une mobilisation civile. Les églises, les groupes scolaires, les hôpitaux, les résidents privés -- tout le monde en a construit un en quelques mois. Et ils sont toujours là comme des icônes de réponse civile face à une menace partagée, incertaine et commune.
Un abri anti-retombées pour la crise climatique, je dirais, ressemble un peu à ça, ou ça, et c'est une installation d'agriculture intensive urbaine qui va se dérouler dans le bâtiment de mon labo à New York University. Ce qu'il fait c'est une idée très simple de prendre -- 80 à 90 % du CO2 produit à Manhattan est produit par les bâtiments -- nous prenons, tout comme une serre commerciale, nous prenons le CO2 d'un bâtiment -- de l'air enrichi en CO2 -- nous le forçons à passer par l'installation d'agriculture urbaine, et ensuite nous relachons de l'air enrichi d'oxygène. On ne peut pas en fait faire beaucoup sur un toit, ils ne sont pas conçus pour ça. Donc c'est sur pieds, et ça concentre toute la charge sur les murs et les colonnes. C'est construit comme une grange, en utilisant un logiciel open source. Voici le prototype à l'échelle un quart qui fonctionnait en Espagne. Voilà à quoi ça aurait pu ressembler, en croisant les doights, si New York University avait bien voulu.
Et ce que je veux vous montrer -- en fait, ceci est un des composants que nous venons juste de tester -- c'est une cheminée solaire -- nous en avons 17 dans New York en ce moment -- qui attirent de l'air de façon passive. Vous comprenez ce qu'est une cheminée solaire. L'air chaud monte. On met un bout de plastique noir sur le côté du bâtiment, il va chauffer, et on obtient un flux d'air passif. Ce que nous faisons en fait, c'est de mettre un filtre de ventilation standard dessus. Cela enlève en fait 95 % de noir de charbon, ce truc qui, avec l'ozone, est responsable de la moitié des effets de réchauffement planétaire, parce qu'il change, il se dépose sur la neige, il change les réflecteurs, il change les qualités de transmission de l'atmosphère. Le noir de charbon est cette crasse qui autrement se loge dans vos jolis poumons roses, et il est associé avec. ce n'est pas bon, et c'est le produit d'une combustion inefficace, pas de la combustion même. Quand nous le faisons passer par notre cheminée solaire, nous enlevons en fait environ 95 % de ce produit. Et puis nous le remplaçons avec les étudiants et en fait revalorisons de nouveau ce noir de charbon. Et nous faisons des crayons de la longueur de la crasse que nous avons extraite de l'air. En voici un que nous avons produit. Voici celui qui les produit et ceux qui sont avides de crayons.
Bon, alors je veux vous montrer encore deux interfaces, parce que je crois que l'un de nos grands défis est de re-imaginer notre relation aux systèmes naturels, pas seulement à travers ce modèle de santé personnalisée tordu, mais à travers les animaux avec lesquels nous cohabitons. Nous ne sommes pas seuls, les animaux entrent dans le tableau. En fait, la migration urbaine décrit à présent le mouvement des animaux qu'on appelait sauvages avant vers les centres urbains. Vous savez, un coyote dans Central Park, une baleine dans le canal de Gowanus, un élan dans le conté de Westchester. Ça arrive partout dans le monde développé, probablement par la perte de leur habitat, mais aussi parce que nos villes sont un peu plus vivables qu'elles l'ont été. Et chaque espace vert que nous créons est une invitation aux non-humains pour qu'ils viennent cohabiter avec nous. Mais nous avons manqué d'imagination quant à comment le faire bien ou de façon intéressante. Et je veux vous montrer quelques interfaces technologiques qui ont été développées sous le petit nom de OOZ c'est zoo à l'envers et sans cages -- pour essayer de réformer cette relation. Voici une technologie de communication pour les oiseaux. Voilà à quoi ça ressemble. Quand un oiseau se pose dessus, ils déclenchent un fichier son, C'est en fait au Whitney Museum, où il y en avait six, et chacun avait un argument différent, un fichier son différent. Ils disaient des choses comme ça.
Voix enregistrée: Voici ce vous devez faire. Descendez et achetez des barres de céréales, celles que vous appelez de la nourriture pour oiseaux, et apportez-les ici et éparpillez-les. Voilà quelqu'un de bien.
Natalie Jeremijenko: bon (Rires) Donc il y en avait plusieurs. Les oiseaux étaient capables de sauter de l'une à l'autre. Ce sont des pigeons urbains ordinaires. Et un des premiers tests quel argument entrainait un comportement coopératif de la part des gens en dessous -- environ 100 pour un a décidé que c'était l'argument qui marchait le mieux sur nous.
Voix enregistrée : Tic, tic, tic. C'est le son de mutations génétiques de la grippe aviaire qui devient une grippe humaine. Savez-vous ce qui la ralentit? Des sous-populations saines d'oiseaux, un accroissement de la biodiversité en général. C'est dans votre intérêt que je sois en bonne santé, heureux, bien nourri. Et donc, vous pourriez partager certaines de vos ressources nutritionnelles au lieu de les monopoliser. C'est-à-dire, partager votre repas.
NJ: ça a marché et c'est vrai. Le projet final que je voudrais vous montrer est une nouvelle interface pour les poissons qui vient juste d'être lancée -- on la lance en fait officiellement la semaine prochaine -- avec une merveilleuse commission de l'Architectural league. Vous ignorez peut-être qu'il faut communiquer avec les poissons, mais il y a maintenant un appareil qui vous permet de le faire. Voilà à quoi ça ressemble : des bouées qui flottent sur l'eau, qui projettent un mètre vers le haut, un mètre vers le bas. Quand un poisson passe en dessous, une lumière s'allume. Voici à quoi ça ressemble. Et il y a une autre fonction ici. Cette lumière en haut -- je suis désolée si je vous donne le mal de mer -- cette lumière sur le dessus est en fait un affichage de la qualité de l'eau elle passe du rouge, quand l'oxygène dissout est rare, au bleu/vert, quand l'oxygène dissout est abondant. Et puis vous pouvez aussi envoyer un sms aux poissons. Donc il y a une carte de visite là en bas qui vous donne les coordonnées. Et ils répondent par sms. Quand les bouées reçoivent votre sms, elles vous font un clin d'oeil deux fois, pour dire, nous avons reçu votre message. Mais peut-être que le plus populaire a été que nous avons un autre groupe de ces petits gars dans la rivière Bronx, où le premier castor -- fou comme il est -- à avoir emménagé et construit une cabane à New York en 250 ans, traine. Donc des nouvelles du castor. On peut s'abonner à ces mises à jour. on peut lui parler.
Et j'aime penser à cette interface qui ré-écrit comment nous interagissons avec les systèmes naturels, spécifiquement en changeant qui a les informations, où ils les ont, qui peut les comprendre, et ce qu'on peut en faire. Dans ce cas, au lieu de jeter du chewing gum, ou des chips ou ce que vous avez dans vos poches aux poissons -- Il y a une étendue d'eau en Islande, dont je me suis occupée qui est au milieu de la ville et la plus grande charge de pollution n'y est pas la pollution apportée par la route, c'est en fait le pain blanc que les gens jettent pour nourrir les poissons et les oiseaux. Au lieu de faire ça en fait, nous avons développé des bâtonnets de poisson qu'on peut donner à manger aux poissons. Ils sont délicieux. Ils sont délicieux pour les deux espèces, c'est-à-dire délicieux pour les humains et pour les non-humains. Mais ils contiennent aussi un agent chélateur. Ils sont corrects quant aux qualités nutritives, pas comme les chips. Et donc chaque fois que le désir d'interagir avec les animaux, qu'on retrouve partout comme ce panneau: "Interdiction de nourrir les animaux" Et il y en a en gros 3 dans chaque parc de New York. Et dans le parc de Yellowstone, il y a plus de panneaux "Interdiction de nourrir les animaux" qu'il n'y a d'animaux que vous pourriez vouloir nourrir. Mais dans cette action, dans cette interaction, en ré-écrivant le scénario, en en faisant une opportunité d'offrir de la nourriture qui est correcte du point de vue nutritif, qui pourrait augmenter les ressources de nourritures que nous avons nous-mêmes épuisées pour augmenter la population de poissons et ajouter aussi un agent chélateur qui, comme tous les agents chélateurs que nous utilisons en médecine, se lie aux métaux lourds et aux PCB bioaccumulés qui sont dans les poissons qui vivent dans cet habitat particulier et leur permet de l'éliminer comme un sel inoffensif où il est complexifié par un produit réactif, qui l'enlève effectivement de la biodisponibilité.
Mais je voulais dire que cette interaction, la réécriture du scénario de cette interaction, dans une action collective, un action de remédiation collective, très différente de l'approche qu'on utilise de l'autre côté de l'Hudson, où nous trainons les PCBs -- après 30 ans de lutte législative et légale, General Electric paye pour le dragage du plus grand site du monde -- nous le dragons, et nous l'enverrons probablement en Pennsylvannie ou vers le pays du tiers monde le plus proche, où il continuera d'être une boue toxique. Le déplacement n'est pas une manière de traiter les problèmes environnementaux. Et c'est typiquement le paradigme sous lequel nous avons opéré.
En saisissant en fait l'opportunité que les nouvelles technologies, les nouvelles technologies intercatives, présentent pour ré-écrire nos interactions, pour en faire le scénario, pas seulement comme des interactions individuelles isolées, mais comme des actions agrégatives collectives qui peuvent aboutir à quelque chose. nous pouvons vraiment commencer à à nous occuper des défis environnementaux importants.
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Le laboratoire hors du commun de Natalie Jeremijenko met l'art au travail et aborde les problèmes environnementaux en combinant le savoir-faire des ingénieurs avec l'art public et une équipe de volontaires. Parmi ces expériences concrètes : promener des têtards, envoyer des sms "poisson", planter des jardins de bornes d'incendie et bien plus.
Natalie Jeremijenko blends art, engineering, environmentalism, biochemistry and more to create real-life experiments that enable social change. Full bio »
Translated into French by Elisabeth Buffard
Reviewed by Fabienne Der Hagopian
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15:33 Posted: Jul 2009
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15:33 Posted: Apr 2009
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07:32 Posted: Oct 2009
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