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[FRENCH] Un tiers de la production alimentaire est perdu ou gaspillé. Comment changer nos habitudes de consommation?

Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon un rapport préparé par la FAO à la demande de l'Institut suédois pour l'alimentation et la biotechnologie (voir http://www.fao.org/news/story/fr/item/74192/icode/).

L'étude cite plusieurs causes, à plusieurs niveaus. Je voudrais me concentrer sur ce que nous pouvons (ou devons) faire en tant que consommateurs.
Quelles sont vos idées pour une gestion plus durable de notre gestion alimentaire personnelle, tout en tenant compte des contraintes d'une vie urbanisée?

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  • Jun 12 2011: Cherchez l'argent!

    Vous savez qu'une chose prend de la valeur, si elle est rare. Alors pourquoi s'appliquer à rendre tous les aliments accessibles si on peut se faire de l'argent sur le dos du Peuple. Ce n'est pas un gaspillage accidentel, c'est un logique systémique. Je me retiens de vomir en l'écrivant mais c'est vrai. Si je me trompe, je prie le premier venu de me corriger.

    Sinon, que chacun produise ça propre bouffe et les moutons seront bien gardés.
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      Jun 13 2011: Les industriels de l'agroalimentaire ne s'amusent pas à détruire les récoltes pour rien.
      Ce qui contribue au gaspillage à leur niveau, ce sont le calibrage des fruits et légumes ou les mauvaises méthodes de conservation.
      On a habitué les consommateurs à un haut niveau d'exigence, ce qui signifie qu'un fruit tordu n'est soit-disant pas vendable.
      Ensuite, dans la distribution, les rayons sont trop remplit, encore une fois pour le consommateurs, qui, on l'as éduqué comme ça, n'achète que lorsque les rayons sont bien garnis. Et l'excédent de nourriture est jeté.
      Et pour finir, la nourriture étant plutôt abordable chez nous, un nombre incroyable de produits sont jetés sans être même ouvert.
      Donc le problème vient du consommateur, ou plutôt de l'éducation qu'il à reçu vis-a-vis de la nourriture.

      Si chacun produisait sa nourriture, ou retournerait au moyen-age. Il y a un talk la-dessus, le fait que chacun soit spécialisé dans son domaine contribue à notre développement collectif, et c'est mieux comme ça.
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        Jun 14 2011: Bonjour Nicolas,

        Pourrais-tu inclure un lien vers le talk auquel tu fais référence dans ton post?

        Merci beaucoup pour ta contribution à cette conversation!

        Els
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          Jun 14 2011: Je ne sais plus de qui est le talk, il prend l'exemple d'une souris d'ordi. Si on travaillait chacun de notre côté, on ne pourrait jamais en fabriquer, car on ne saurait pas à la fois produire les matières premières, mettre en forme, assembler, ...
          Donc au final, on aurait pu faire aucun progrès.
          Je sais pas si ça permettra à quelqu'un de le retrouver.
      • Jun 14 2011: @Nicolas

        Mais bien sûr, je suis tout à fait d'accord avec toi.
        J'ai peut-être été caricatural dans mon commentaire. Tout ce que je voulais soulever c'est que ce gaspillage provient d'une lente dérive des logiques marchandes, logiques qui ne prennent pas en compte le «droit du consommateur», si on veut, mais plutôt le profil qui ressort en bout de ligne, dans les poches des puissants de ce monde, si je me permet.

        Aussi, quand je dis «chacun», ce n'est un appel à la production locale. Le modèle de tout-le-monde-a-son-jardin-sur-son-balcon, c'est en effet du passé.

        Finalement, j'aimerais critiquer ta conclusion. Tu accuses vraisemblablement le consommateur d'être coupable des dérives susmentionnées. Je te propose d'aborder le problème en sens contraire : Si les gens consomment de manière si «aveugle», c'est que les services offerts 1) les aveuglent, 2) leur apparaissent profitables, lisez : de faible coût. Ainsi, comme chacun bénéficie du système, chacun ferme sa gueule et achète quand même, faisant fi du bon sentiment. Et on ne parlera pas de tous les moyens de communications utilisés. Surtout que notre situation actuelle provient d'un lent glissement, il y a des choses qui se détectent mal.

        En bref, c'est juste pour défendre le «consommateur». Le problème que tu soulèves s'inscrit dans une déliquescence plus large, qu'on peut diagnostiquer. Mais ne demandons pas aux esprits gangrenés de se guérir eux-même. Il faut amputer quelques causes d'erreurs en ce bas monde.
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          Jun 14 2011: En fait, ce n'est pas tant les consommateurs que j'accuse mais l'éducation qu'on leur à donnée.
          La plupart des consommateurs sont très influençables et ont été habitués à un style de vie générant de très gros gaspillages, alors ils gaspillent. Mais si des puissances remettent en question ce mode de fonctionnement, alors ça peut changer.
        • Jun 14 2011: Wow.

          Si on suit cette logique, pour régler le problème du gaspillage, faut-il augmenter les communications et les échanges d'idées? Alors, la solution c'est quoi?

          D'un côté la mondialisation des échanges nuit à la qualité des aliments, et des biens en général. De l'autre, l'échanges des techniques, comme on vient de le voir sur le "talk" de M. Ridley, permet la croissance de l'intelligence collective. Et si on désire conserver la culture des différentes nations, il faut modérer la «globalisation»... Dilemme intéressant.

          Reste à trouver la solution et à y éduquer les gens ;)

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